jeudi 18 octobre 2007

My flower is beautiful


Ail houle love tous ces sceau me Tignes à bottes de cou alité off Pauline Marois' haine glisse. Dès ce paix te de fa que te dattes chie maître cîme laïque Anne et go centrique cale eau glie biche tout somme, chie esti lasse hors nid haine sa scie laïque a mini à tour canne gars roux.

Chie hop ce à ronde laïque à frigide dicta tort, pudding Ève rie août âne in heure pot quête, bottes chiasse et art te mais de hâte off pis hourd Gaule de, Yves veine d'eau chie doux note s'pique de l'âne goût ai-je off Shrek spire.

mardi 16 octobre 2007

Les accomodements raisonnables vus par Sylvain Cossette


Propos recueillis par France Castonguay de la Bouteille Noire en juin 2007

(...)

France Castonguay : Est-ce à dire que vous vous considérez comme étant une personne tolérante?

Sylvain Cossette : En fait, de là d'où je viens (NDLR: Sylvain nous mentionnait avant notre entretien qu'il venait du futur), les hommes vivent d'amour et il n'y a plus de misère. La tolérance n'a pas sa raison d'être car il n'y a plus de différences entre les êtres humains, l'enveloppe corporelle n'existe plus, nous sommes plutôt représentés par des formes géométriques lumineuses en suspension dans l'air au dessus d'un socle immobile qui lui-même est en suspension au dessus d'un océan infini de liquide non-conducteur, parfumé et incolore qu'on croirait directement sorti de millions d'agrumes qu'on aurait pressés chastement sur notre corps nu d'autrefois en entonnant un de mes succès notamment la chanson "Tu Reviendras" dont voici d'ailleurs un extrait (NDLR : A ce moment, Sylvain Cossette agrippe mon enregistreur numérique et s'en sert comme microphone) " Je quitterai mon île, et lèverai les voiles. De peur que l'ave..." (NDLR : C'est à ce moment qu'un infirmier, s'interposa pour me redonner mon enregistreur numérique)

FC : euh...Bon, pour en revenir à notre sujet, vous nous dites que dans le "futur", il n'y a plus de différences entres les humains? Donc plus de races, plus de religions? c'est exact?

SC : ...

FC : Sylvain?

SC :
... Oui (longue pause entrecoupée de courts cris stridents). Effectivement France, la seule chose qui nous différencie est une très légère variation au niveau de la couleur de lumière que nous émettons qui peut aller du mauve au violet en passant par le fuchsia et le lilas mais comme 67% de la population du futur est daltonienne, cela ne constitue pas un élément perturbateur en soit. De toute façon, ayant adopté la charia en l'an 3312, mal serait venu celui ou surtout celle qui voudrait utiliser cette différence comme moyen discriminatoire.

FC : Je ne suis pas certaine de vous suivre Sylvain, vous dites que la charia aurait été adoptée en l'an 3312 par toute la population de la terre?

SC : La terre? hahaha, la terre n'existe plus depuis le 23e siècle ma chère dame, elle a été littéralement ravagée par les termites géantes du Groenland, c'est très bien documenté par les Raéliens, nos créateurs.

FC : O..K... D'accord... Pour le bénéfice de nos lecteurs, pouvez-vous réitérer les raisons pour lesquelles vous êtes revenus sur terre à notre époque?

SC : On m'a envoyé ici directement dans l'utérus de madame Cossette en 1962 sous la vulgaire forme d'un spermatozoïde irlandais ayant subit un traumatisme au niveau de la membrane cellulaire. Cela ne m'a pas empêché de grandir, de m'épanouir et de devenir le chanteur à succès que je suis devenu pour enfin partager à l'aide d'ultrasons savamment insérés à l'intérieur de mes chansons, le savoir de plus de 2000 ans d'évolution supplémentaire.

France Castonguay : Bon et bien merci Sylvain, c'est tout le temps que nous avions cette semaine, merci d'avoir répondu à nos questions

Sylvain Cossette : ...

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Cette entrevue sera publiée dans son intégralité dans le magazine La Semaine
(semaine du 2 décembre 2007)


vendredi 5 octobre 2007

Exercice de style # 001 : Trance-Lation

Devrais-je essayer de dissimuler ce que je ressens à l'intérieur? Mon coeur, pour toi. Dirais-tu que tu essaierais de m'aimer aussi? Dans tes pensées, pourrais-tu un jour être vraiment près de moi. Je peux le voir dans la façon dont tu souris, si je pouvais en avoir la conviction, je dirais ces choses que je veux te dire ce soir.

Mais jusqu'à ce que je voie, que je compte vraiment pour toi, je rêverai du jour où tu seras près de moi. Je peux le voir dans la façon dont tu souris, si je pouvais en avoir la conviction, je dirais ces choses que je veux te dire ce soir.

Mais jusqu'à ce que je voie, que je compte vraiment pour toi, je continuerai d'essayer de dissimuler ce que je ressens à l'intérieur.

jeudi 27 septembre 2007

Une histoire de hamac sans histoire (et sans hamac)


Alors que je défigurais prestement un Trifluvien à l'aide d'un dipôle de seconde main acheté dans une vente de garage devant une maison qui, ironiquement, n'en possédait pas, j'ai fait ce rêve idiot. Le rêve de sortir du cercle vicieux autour duquel mes traces de pas s'étaient changées, au fil des ans, en profonde tranchée dont il m'était difficile de m'échapper sans une échelle ou une corde. Ce fût finalement une corde qui me fût lancée, mais au lieu de quitter ma tranchée avec l'aide de celle-ci, je décidai plutôt de me pendre avec. Mon corps mort gisant au fond de la fosse circulaire, au bout d'une corde, les orteils dans les mains, le teint mauve, une paire de lunettes dans une flaque d'eau.

On creuse toujours sa propre tombe, on se peinture dans le coin, on joue une couple de parties de Serpents et Échelles(tm) puis on se rend compte qu'il n'y a plus assez de peinture pour se fondre et disparaître dans ce coin, on s'agenouille, on creuse et on tombe. Mais qui est ce "on" dont je parle? "On" exclut la personne qui parle et c'est moi qui parle alors qui m'exclût exactement? Vous? Eux? Moi? Sylvie Fréchette? Un nuage en forme de sac de chips?

En me réveillant, je me demandai: "Pourquoi ce Trifluvien est-il défiguré et qu'est ce que le spasme de vivre, à la douleur que j'ai, que j'ai."

vendredi 14 septembre 2007

TAG (pas la télésérie à radio-canada)

En presque 5 ans de bloggâge (je compte le trou de 3 ans et demi pour faire encore plus ma victime), je n'ai jamais reçu la fameuse tag du bloggeur, cette fameuse reconnaissance fraternelle d'un autre bloggeur qui nous signifie que nous avons réussi dans la vie. Mais aujourd'hui tout a changé car Monsieur l'adulte m'a genre comme un peu taggé (ben pas vraiment directement, un peu par la bande tsé parce que les gens essaient généralement d'éviter de me toucher, faut croire que c'est ce que j'inspire chez les tierces personnes.)

Bon alors, inutile de vous dire que je me sens un peu comme si j'étais le dernier choisis pour l'équipe de ballon-chasseur, mais je vais quand même vous prouver que je ne suis pas si poche que j'en ai l'air en vous garnottant le ballon de toutes mes forces dans la face.

Ouais, déjà là en partant c'est pas la tag la plus intéressante en ville, mais comme dit si bien le dicton: À cheval donné on ne regarde pas que deux tu l'auras devant les boeufs.

Le sujet de la tag:

5 raisons pourquoi je blogue :

  1. Je crois que la raison principale pour laquelle je blogue, c'est pour remplir un vide dans ma vie. Lorsque je suis épanoui, je ne me sens pas le besoin d'écrire ici. Si j'écrivais lorsque je suis épanoui, ça donnerait probablement des meilleurs textes, mais le blog étant par définition une activité égocentrique, j'écris la plupart du temps pour moi. C'est pourquoi mon blog est généralement anti-climatique, oscillant entre différent niveaux d'absurdité parfois drôle, souvent pathétique mais presque jamais ancré solidement dans la réalité. Comme un monde parallèle ou rien n'existe vraiment où je peux tenter d'exprimer de façon floue certaines bribes de ma personnalité du point de vue de mon subconscient. C'est pourquoi je limite consciemment mon lectorat avec l'inégalité des différents textes sur ce blog.

  2. J'ai découvert, quelque part en janvier 2003, le blog comme moyen d'expression en lisant zerotom de sof . J'étais alors fasciné par la facilité qu'elle avait de nous raconter ses petites histoires à tous les jours, nous transportant dans l'univers de son quotidien en maniant les mots de façon magistrale afin de transformer ses petites histoires en épopées lyriques. C'est pourquoi j'ai toujours considéré sof comme étant ma marraine spirituelle sur la blogosphère(sic) et que je lui ai toujours voué, même dans la controverse, le plus grand des respect, ainsi qu'un amour chaste et inavoué qui continue même aujourd'hui d'alimenter ma flamme...

  3. Parlant d'amour, j'écris aussi parce que j'aime vous lire. J'aime la communauté des bloggeurs francophones. J'ai fait de très belles découvertes au fil du temps et je vous apprécie tous autant que vous êtes dans vos différents styles. Ça fait du bien de voir une communauté pour qui la langue française est importante et respectée parce souvent, si ce n'était de vous, j'aurais l'impression que l'état du français des internautes se limite aux atrocités que l'on peut lire sur les forums de discussions ou dans notre logiciel de messagerie instantanée préféré.

  4. Selon mes statistiques personnelles, j'ai découvert que le fait de blogguer diminuait considérablement mon temps d'utilisation d'internet à des fins de masturbation. La preuve que la masturbation spirituelle peut être toute aussi bénéfique que sa grande soeur plus connue (celle avec du pouelle là).

  5. Il n'y a qu'ici où je peux mettre dans la même phrase les mots "cuistots", "obtus" et "dopamine" avec les noms propres "Andres Galaragga", "Michel Goyette" et "le frère André" sans pour autant que la phrase ne possède un sens mais surtout sans peur de se faire pèter la gueule par un gros monsieur fâché à qui l'on aurait récité la même phrase en le giflant sporadiquement à l'aide d'un écusson géant avec, brodés de fil magique, les initiales d'Yves Corbeil.

  6. Trouver l'âme soeur (M'en fous si y a pas de 6)

Merci pour la tag, peut-être qu'un jour je me sentirai prêt à devenir capitaine de l'équipe de ballon-chasseur et tagger quelques "autruis" à mon tour.

mercredi 12 septembre 2007

Aimer du bout des lèvres


Il m'est déjà arrivé d'embrasser du bout des lèvres, celle qui me faisait tant souffrir, celle qui me faisait fondre, celle qui me poivrait.

Il m'est déjà arrivé d'avancer de reculons, de tourner les talons, de toucher le fond, de crouler sous la pression.

Il m'est déjà arrivé de parler à demi-mots, à mots couverts, peur des commentaires, de peur qu'on m'entende, de peur qu'on m'enterre.

Il m'est déjà arrivé de penser sans arrières pensées, de penser sans compter, sans dépenser mais bien sûr, sans panser mes blessures.

Il m'est déjà arrivé de m'affirmer clairement, mais sous toutes réserves, me contentant la plupart du temps, de me la fermer calmement.

M'est-il déjà arrivé d'aimer sans me mentir, de me mentir sans arrières pensées, à demi-mots, du bout des lèvres?

M'est-il déjà arrivé de sourire sans souffrir, de faire rire sans pleurer, de pleurer sans faire rire, de rire sans le sou?

Il est difficile de pouvoir vivre sans mourir un peu,
sans responsabilités,
sans pouvoir,
sans pouvoir vivre,
un peu.

jeudi 6 septembre 2007

Et toi qu'est-ce que t'enduis ?


Je m'enduis d'huile d'olive extra-vierge question d'arrondir les fins de mois.
J'enduis ta soeur de cire chaude afin de la vendre sur le marché noir.
Je me roule dans l'herbe en enduisant mes mamelons de sauce HP pour toi Sylvie Lussier.
J'enduis mes paroles de fioritures super-flûtes puis je me trombone en coulisses.
Qu'est-il advenu de Trace Coquillette qui fût repêché jadis par les Expos?
Je t'enduis en erreur, faute de temps et de frappe
Rick Moranis dans "Chérie, j'ai enduis les enfants"
Lundi, Mardi, Mercredi, j'enduis
J'enduis...Touchez vos sourcils!

Enduisant sur le perron,
par un beau soir d'été,
on fessait sur Simon,
en se mouchant le nez.


La baie d'Ungava, c'est toute une baie.

dimanche 2 septembre 2007

Entre parenthèses


Bon, parlant de courges (oui je sais on ne parlait pas vraiment de courges mais j'essayais juste de faire un lien) euh...je vais vous entretenir d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur (quoique dans le fond je m'en fous un peu) Euh t'es qui toi au juste? (Moi? Je suis le gars qui parle entre parenthèses voyons, c'est moi qui se fait un devoir de préciser chacune de tes pensées parce que, entre toi et moi, on ne peut pas dire que c'est très fort niveau clarté) Euh, c'est à moi que tu parles-là? (Ben oui gros nigaud c'est à toi que je parle, et toi à qui tu parles?) Ben, j'essaie de parler aux lecteurs de mon blog tsé. (Haha même si tu en avais, tu penses vraiment qu'ils en auraient quelque chose à cirer de tes histoires de merde? Laisse-moi rigoler telle une rivière frivole arpentant le territoire aride d'une banlieue de Saskatoon) Ouais bon, c'est pas une raison pour te moquer de moi... pour qui tu te prends? Porter un jugement hâtif à chacune de mes phrases, faut être rapace pas à peu près.

En plus, j'ai pas besoin de toi, allez fais du vent. C'est plutôt toi qui a besoin de moi. Sans moi tu n'aurais rien à dire. (Pfff et c'est toi qui parle de jugement hâtif. Si t'avais pas besoin de moi, penses-tu vraiment que je perdrais mon temps dans cet endroit merdique, crisse j'ai pas rien que ça à faire. Je fais mon boulot c'est tout et c'est pas le boulot qui manque ici pour moi) Tu penses sérieusement que les gens ne comprendraient pas ce que je veux dire si tu n'intervenais pas aussi souvent? (Exactement, t'es plus intelligent que t'en as l'air) HEY TABARNAC, ÇA VA FAIRE LES ATTAQUES PERSONNELLES PIS LES PETITES FLÈCHES DE MÉPRIS QUE TU ME LANCES DEPUIS TANTÔT. J'EN AI MARRE, DÉCÂLISSE D'ICITTE (HEY! HAUSSE PAS LE TON AVEC MOI PARCE QUE SI JE DÉCIDE DE SORTIR DE MES PARENTHÈSES, ÇA VA ÊTRE POUR TE CASSER LA GUEULE MON ESTI)

"HEY VOS GUEULES VOUS DEUX, J'ESSAIE DE DORMIR" s'exclama le gars qui parle entre guillemets

...(...)

Hé ho, on t'a pas sonné toi les guillemets, non mais (ouais c'est vrai ça de quoi j'me mêle? Ta mère c't'une perluète sur un clavier scandinave)

Pendant ce temps, le type qui parle entre astérisques explosa

*BOUM!*

vendredi 31 août 2007

Imposteur


Vous êtes-vous déjà réveillé un matin en ayant la ferme conviction que vous étiez devenu quelqu'un d'autre? Que la vie que vous viviez n'était pas la vôtre? Ça m'est arrivé ce matin (ce midi en fait), dans l'entre-sommeil, tentant de me remettre tant bien que mal d'un décalage horaire chronologique causé par des nuits blanches successives causé par une anxiété grandissante causée par un manque de sucre dans mon sang causé par un manque d'alcool, sans doute causé par une névrose débilitante et/ou l'absence de drogues dures et de ma dose quotidienne de l’émission "Des kiwis et des hommes".

Bref, je me réveillais tranquillement, j'étais une autre personne. Une personne que je ne connaissais pas. Une personne que je ne désirais pas connaître non plus. Un type moche que je méprisais, qui s'était retrouvé du mauvais côté de la vie un beau matin suite à un parcours rempli de regrets et d'actes manqués. Un individu louche aux allures désinvoltes qui partageait mon enveloppe corporelle, qui contrôlait tous mes sens, tous mes faits et gestes depuis plusieurs mois déjà, ne laissant qu'une toute petite place pour le véritable moi. Une tout petite pièce sombre avec un plafond mi-hauteur avec des fauteuils rouges art-déco où je pouvais réfléchir quelquefois mais dont je ne pouvais pas m'échapper...enfin jusqu'à aujourd'hui.

Ce midi, je profitai alors du fait qu'il, celui qu'on appelait à tort Mathieu, fusse toujours dans les bras de Morphée, pour comploter dans son dos (qui était aussi le mien soit dit en passant). Je devais me débarrasser une fois pour toutes de cet imposteur qui détruisait sa vie et la mienne un peu plus chaque jour. Puisque qu'après tout, Mathieu, c'était moi, c'était le prénom que mes parents avaient choisi pour moi et non pas pour ce type déprimé, triste, solitaire et anxieux qui était encore au pieu au milieu de la journée, attendant sans doute la mort ou un coup de téléphone qui changerait sa vie, on ne sait trop.

Je pensai à mille et un stratagèmes pour m'évader de cette pièce close dans laquelle je m'étais réfugié il y a environ 2 ans, à mon insu, puis verrouillé de l'extérieur par Monsieur l'imposteur. Je devais sortir de cet endroit pour pouvoir agir, pour pouvoir assouvir ma soif de vengeance, pour trucider mon bourreau, cette personne qui me gardait captif me condamnant au silence et à l'inaction. Je devais tout d'abord briser ces chaînes rouillées par l'humidité ambiante qui me reliait à l'un des fauteuils art-déco boltés au sol avec toute la solidité légendaire d'un viaduc québécois.

Après maints efforts physiques purement fortuits et dénués de résultats probants ainsi que de tentatives de contraction diverses sur des muscles dont je n'avais plus le contrôle depuis des lustres et des lunes, je décidai d'user de la pensée magique, celle-là même que je méprisais avec véhémence depuis ma tendre enfance pas si tendre que ça. Je me dis "Je suis capable de me libérer, je peux briser ces chaînes, je peux sortir de cette pièce et reprendre le contrôle de ma vie". Le sol se mit alors à trembler, puis des morceaux de "Stucco" cheap commencèrent à se détacher du plafond, laissant entrevoir une lumière que je n'avais pas vue de depuis une éternité. Puis tout se volatisa autour de moi, plancher, murs, plafond. Le tout dans une pluie ascendante de particules de poussières aspirée par cette source lumineuse. Je me retrouvai seul au milieu du néant, toujours enchaîné au fauteuil rouge, agenouillé sur un sol noir invisible la tête entre les mains, baignant dans une lumière astrale qui venait d'on ne sait d'où, m'éclairant moi et le fauteuil tel un spotlight avec un angle de 45 degré. Les particules de poussière virevoltant dans les rayons lumineux, filtrant l'incandescente lumière pour lui donner l'effet providentiel d'une intervention divine. Autour du parallélogramme lumineux et du cercle qu'il projetait au sol autour de moi, c'était le noir le plus total. Un silence post-détonation régnait, on entendait des mots filtrés comme s'ils venaient de 20000 lieues sous les mers et prononcés par des dyslexiques avec des biscuits soda dans la bouche et rediffusés sur une chaîne de radio AM sur un radio-réveil acheté au Dollar Max et qui sonnait depuis 8 heures ce matin.

Je me suis réveillé ce midi avec la vague impression qu'il venait de se passer quelque chose, mais quoi exactement? Je n'en sais rien. Tout ce que je sais c'est que mon « prisonnier » est toujours enchaîné au fauteuil rouge. De toute façon, je l'ai toujours méprisé lui et ses idées de grandeur, ses rêves naïfs, son humour bon enfant et sa quête de bonheur. Je me fiche qu'il me traite d'imposteur, moi seul possède la clé pour lui redonner sa liberté. Pourtant, je sais que si je la lui donne, il fera tout pour m'éclipser, il me tuera c'est sûr, il est beaucoup plus fort que moi. C'est pourquoi cette clé, je l'ai jeté jadis dans le caniveau avec l'eau du bain, le bébé ainsi que le coffre d'outils qui lui appartenait. Maintenant moi seul mènerai cette existence à terme, dans la solitude et l'anonymat le plus total. Moi seul souffrirai.

mercredi 29 août 2007

Demetan et Ectasy

Quand les nénuphares du passé reviennent hanter l'étang du présent,
Il est temps de repasser cet antérieur ineffable et crisser mon camp.

mardi 28 août 2007

ANTI-BLOG


Vous voyez ces jeunes gens qui semblent bien s'amuser?
Et bien je ne les connais pas...et vous non plus.

ou

Acheter un cadre neuf et laisser la photo de démonstration à l'intérieur

ou

Trouver quel terme il faut rechercher sur Google pour tomber sur cette image

ou

Inventer une histoire complexe pour chacune des personnes apparaissant sur cette photo

ou

Mordre dans la vie à pleines dents, avec dans la tête, un champ de trèfles et une courgette

mercredi 15 août 2007

L'art de pointer


Depuis le début de l'humanité, l'homme, dans toute sa pilosité inégale et disgracieuse, a toujours utilisé et même abusé de ce geste simple mais Oh combien utile et spontané qu'est le pointage. Pointer est la communion ultime du corps de l'homme avec son index, les possibilités infinies d'agencements et de style de pointage font qu'encore aujourd'hui, pointer du doigt demeure au centre de nos vies.

Dans la préhistoire, comme aucun langage universel n'était encore défini, bien avant qu'on nous brainwash(sic) que nous nous devons de parler l'anglais sous peine de voir notre existence vouée à l'échec, l'homo-érectus, symbole de la virilité animale, appris très vite qu'un index pouvait servir à autre chose que se gratter le cul. Ainsi, pour agrémenter ses grognements, l'homme préhistorique pointait pour compenser son manque de vocabulaire. Selon mes analyses exhaustives (en fait j'ai regardé Rahan et l'Homme d'Encino), le pointage serait peut-être même l'ancêtre du blog.

Exemple d'un blog préhistorique mettant en vedette Kevin le Néandertal


Kevin, après une journée pleine de rebondissements, se retrouve autour du feu avec les membres de sa tribu. Il grogne et gesticule tentant tant bien que mal de partager de façon onirique, toute la subtilité des émotions vécues au cours de cette journée. Devant l'incompréhension palpable de ses congénères, il commence à utiliser son index et à pointer... premièrement il pointe le soleil couchant et trace un arc avec son bras pour s'arrêter dans la direction opposée, ce qui signifie "Ce matin".

Il pointe ensuite son appareil reproducteur puis pointe le ciel, puis pointe son gland de nouveau, pointe le ciel et recommence ce manège pour qu'on comprenne bien que ce matin, Kevin s'est réveillé avec une érection. Il pointe ensuite vers sa partenaire qu'il soulève par les cheveux de la main gauche la pointant de la main droite. Il pointe ensuite les organes génitaux de sa partenaire, appelons-la Sylvie Gariépy, puis sorti un coutelas de ses cheveux, coutelas qui lui servait de bigoudis. Il fit ensuite une entaille à l’entrecuisse de Sylvie, et pointa le sang qui coulait long de sa jambe jusqu'au sol. Il pointa alors l'horizon, puis balança les bras le long de son corps comme pour mimer l'action de courir. Il plongea ensuite sa main à l'intérieur du vagin de Sylvie pour en sortir un petit blaireau mort qu'il pointa fièrement avant de pointer encore une fois, son pénis puis un dessin primitif gravé sur le mur de la caverne et représentant une femme nue, dénuée de poils autour des mamelons (qui confirmait effectivement qu’il s’agissait bel et bien d’une femme). Il pointa finalement le ciel en gémissant et en plissant les yeux tout en retroussant ses orteils vers le haut.

Bon ce billet se traduirait aujourd'hui comme ceci:

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Ce matin, alors que les oiseaux gazouillaient de façon perverse et insipide, je me réveillai avec une érection digne du cousin trisomique de Peter North. Je me retournai aussitôt vers Sylvie endormie près de moi dans toute sa volupté incitative dilapidée. Je lui donnai ensuite de petits coups de verge au visage en suivant la mesure du drum électronique de la chanson "SHE DRIVES ME CRAZY" de "Fine Young Cannibals" qui jouait à ce moment-là dans le radio-réveil. Elle gémit, puis tout en restant endormie, se tourna de l'autre coté me présentant ainsi son dos et ses fesses dénudées. Je me dis en mon for intérieur "Yes sir une levrette matinale avec une fille qui dort, ce qui me rapproche de mon fantasme ultime de faire l'amour par en arrière avec le corps embaumé de Marie-Soleil Tougas un mercredi matin dans une Volkswagen Passat en écoutant Bon Jovi sur la route 132 en direction de Sorel-tracy".

Comme j'allais introduire mon membre viril à l'intérieur de ma douce dans les bras de Morphée, un petit coulis de sang tacha le drap contour alors que j'eus à peine écarté ses fesses charnues. Elle se réveilla en sursaut et s'écria "Fuck Mathieu (ou Kevin c'est selon), il me reste pu de tampons, veux-tu aller à la pharmacie en chercher, pis amène moi la vieille guénille qui traîne en dessous du lavabo dans la salle de bain, j'vais prendre ça en attendant, merci." ou Comment perdre une érection en trois secondes. Je m'exécutai sur le champ, sauta dans ma voiture et tel un véhicule d'urgence, me fraya un chemin jusqu'au Phar-Malpris le plus prêt, pogna la première boîte rose avec la mention "peut faire du delta-plane et de l'équitation sous-marine", c'était tout ce dont j'avais besoin de savoir. Je me dirigeai alors à la caisse, la jeune femme à l'allure louche agissant à titre indicatif de caissière me regarda de travers, comme si elle pensait que c'était vraiment pour moi ces tampons. À ce moment précis, j'avais juste le goût de lui donner de grands coups de verge au niveau de la bouche en battant la mesure de drum de l'enfant au tambour question de la défigurer juste assez pour que son sugar daddy ne la reconnaisse pas. Je me retint, paya mon dû et fila subito et presque presto à la maison.

Une fois à l'intérieur, je me dirigeai vers la chambre des maîtres, qui comme par hasard, est aussi la nôtre. Je balançai au visage de ma dulcinée, étendue sur le lit avec entre les jambes un ancien linge de table des années 80, le fruit durement acquis de mon périple. Frustré, je me précipitai aussitôt dans mon bureau, alluma l'ordinateur puis me masturbai violemment en regardant des extraits de l'émission "Poivre et Sel" sur YouTube.

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Bon voilà, en guise de conclusion, gens de tout acabit, continuez de pointer fièrement que ce soit un bibelot inuit avec votre index en prenant des poses de culturistes autrichiens, un petit cochonnet avec une boule de pétanque comme un nain Marseillais, le Nord avec votre tête comme Pierre Lapointe ou encore un bébé mort sur le trottoir avec ce qu'il vous reste comme Martin Deschamps. Continuez de propager votre bagage génétique de pointeur.

Le temps des hommes sur la terre sera ainsi à tout jamais défini comme étant... l'ère de pointe.

mercredi 8 août 2007

Le rond de Ming


Vous savez ces petits bouts de feutre que l'on appose sous les pattes de chaises pour ne pas abîmer les planchers de bois lorsque nous les déplaçons avec notre gros cul? Et bien la compagnie qui les fabrique, du moins la marque disponible au Dollarama, est située en Chine.

Dans l'usine où ils découpent les petits cercles dans de grandes feuilles de feutre, 14 filles et femmes portant le nom de Ming y travaillent. Une de ces Ming, 19 ans, le teint pâle, les mains moites, active la troueuse à l'aide d'un bouton après avoir placé la feuille de feutre bien au centre de la machine que les gens de l'usine appellent "Sow jing li fat" ce qui signifie "la machine qui fait des trous".

Après avoir retiré sa 1537e retaille de feutre ce mois-ci, elle eût la réflexion suivante. "Je me demande si mon travail a un impact sur la race humaine à l'échelle planétaire". Pendant qu'elle philosophait ainsi sur les raisons de son existence, Ming, distraite, replaçant une nouvelle feuille de feutre dans Sow jing li fat, en oublia de retirer sa main lorsqu'elle appuya sur le bouton vert. Un des poinçons de la machine transperça la paume de sa main gauche de bord en bord, Ming poussa un léger cri étouffé avant de s'écrouler inconsciente sur le sol gelé de l'usine.

Le directeur de l'usine appela une ambulance, trouva une remplaçante à Ming, probablement une autre Ming, et la machine continua de percer sans relâche, de petits cercles parfaits. Elle en percera d'ailleurs jusqu'à sa propre mort, la mort industrielle de Sow jing li fat...

Alors, si un beau jour, lors de votre périple hebdomadaire dans un Dollarama, il vous prend l'envie folle de vous procurer ces merveilleux petits objets usuels afin de préserver votre beau plancher de bois franc, dites-vous bien qu'il se peut qu'un de ces sacs contienne, en lieu de feutre, un petit rond de chair chinoise.

Le rond de Ming.

mardi 7 août 2007

Spécial Mexique

À classer dans la catégorie "Ostifie qu'il est drôle Bruno"

vendredi 3 août 2007

Le Parfum



Ce post est dédié à la mémoire de la toujours vivante Annie Dufresne, la fille qui essaie peut-être un peu trop d'être tout et partout à la fois, telle une déesse de la mythologie norvégienne au beau milieu d'un gangbang de Pakis.


Je profite de mon nouveau cadre temporaire d'anti-blog pour parler de tout sauf de moi, non pas que je sois quelqu'un de foncièrement inintéressant mais plutôt parce que je trouve la vie ennuyante dans sa réalité immédiate et circonscrite de toutes parts dans la concrétitude de ses frontières délimitées par des petits pointillés tracés par une personne tierce qui s'appelerait Jean-Paul si ses parents n'étaient pas morts dans un accident de balles perdues tout juste avant de s'être rencontrés.

Avec mes yeux de félin cryogénique, moi, Herbert Léonard, vous asperge des pieds à la tête de ma semence fertile dans le style d'un one-man bukkake. Comme je suis un hipster, je préférais quand les mots inventés n'avaient pas encore la popularité qu'ils ont aujourd'hui chez les écrivains blasés, alors j'éviterai des phrases telles que:

"J'estrufferai votre doux visage de ma cambouse"
"De lerdantes flenules spongieuses épongeront votre omnimouatte"
"À grands coups de vardaches, j'éclopperai vos imbulitions féminines"
"Tu vas souffert Pedro tabarnak"


Les libellules s'enflamment à la seule vue de ta beauté ésotérique.
T'es belle sacrament, tu comprends-tu viarge?


Patrice Brisebois revient à Montréal, le coeur remplit d'une fraîcheur nouvelle qui nous rappelle que ça sentait donc bon dans le temps. Dans le temps où ça sentait la coupe, dans le temps ou Patrice, au beau milieu de la glace, de ses lèvres délicieuses, l'embrassait chastement avec une certaine inhibition, que ne pourrait décrire Yvan Ponton.


Un trou béant dans le néant.
Troublant?
Naaaaaan.

mercredi 1 août 2007

MONTÉE DE LAIT

Certes, vivre à Montréal comporte plusieurs désavantages, mais aussi des inconvénients.

Par exemple, j'ai calculé que je payais en moyenne 500$/année de tickets en tout genre à ma belle ville que j'aime tant. C'est sûr que mon total pour cette année va largement dépasser et augmenter la moyenne (700$ déjà et on est juste au mois d'Aout).

Les voleurs ont souvent plusieurs aspects, on peut penser notamment au ministère du revenu, aux taxes et surtaxes déguisées en "Naloween" et aux voitures rouges de la ville de Montréal qui font des arrêts fréquents.

Bon, je comprend les panneaux de stationnement, pas comme certains ou certaine , c'est juste que je pense pas toujours, surtout pas en vacances, à déplacer mon véhicule à l'heure où le gros camion vient arroser le bord de la rue et POUSSER LES FUCKING TITES-ROCHES avec leur grosses brosses rotatives. Ça c'est utile, gaspiller des dizaines de millier de litres d'eau pour nettoyer le bord de la route et déplacer de la garnotte... et c'est pour ça que je paye des taxes et des tickets à 50$ la shot parce t'as pas pu pousser la garnotte en dessous de mon char...

Tsé, moi je méprise les mononc' qui arrosent leur asphalte au printemps avec leur boyau pour pousser les tites roches dans la rue, mais je méprise encore plus les voleurs et quand j'aperçois environ 10 fois par année, un ti-papier en dessous de l'essuie-glace qui n'est pas une invitation au Super-Rave-Gai-Hispanophone-Dyslexique, et bien je cris AU VOL.

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La montée de lait anémique terminée, voici une liste de ce que je pourrais faire avec le 500$ par année que la ville de Mourial me vole.

Avec 500$, je pourrais...


10- Me payer une chirurgie au laser pour la moitié d'un oeil
9- Inviter l'indien du téléroman "Entre chien et loup" dans un restaurant chic
8- Rouler et fumer un joint de haschich dans un billet de 500$
7- M'acheter un paquet de gomme au dépanneur et dire à la caissière de garder la monnaie
6- Payer des tickets à la ville de Longueuil
5- Donner plus d'argent au gouvernement provincial
4- Acheter tout près de 500 articles au Dollarama
3- Le lancer par la fenêtre en me disant que j'aurais dû le donner à la ville de Montréal
2- Acheter pour 500$ de gratteux, les gratter et faire une statue à l'effigie de Josélito Michaud avec les résidus de gratte.
1- Me payer les services d'une prostituée en bas de 65 ans et qui sent moyennement bon

PS : Oui je sais, cette liste ne comprend pas la dose quotidienne recommandée de ninjas, je travaille là-dessus.


EDIT: Dans la même catégorie, celle des maudits tickets à marde, je vous invite à lire ce billet de Philémon