lundi 7 janvier 2008

Le premier signe de l'apocalypse


Depuis quelques semaines au Québec, il est absolument impossible de différencier un journal télévisé d'un bulletin météo.

Verglas, redoux, neige, pluie, brouillard, déneigement, reneigement, soleil, vent...
J'écoute pas les nouvelles pour savoir quel temps il fait dehors, quel temps il faisait il y a 10 ans ou ben savoir qu'est-ce que le monde pense du temps qu'il fait dehors... tabarnak! Les fenêtres existent pour une raison (Regarder baiser mes voisins laids n'en est pas une)
Pourquoi pas la pression barométrique en manchettes tant qu'à y être?

La pression barométrique est si haute sur le sud-ouest du Québec qu'elle fait exploser les prothèses mammaires en silicone. On rappelle aux téléspectateurs que cette crête de haute pression a littéralement décimé 39% de la population californienne il y a 4 jours. Le gouvernement suggère donc aux femmes à risques de s'ablatir les seins avec un tranche-papier et aussi de prévoir une transfusion sanguine dans les 3 jours ouvrables

Pourquoi tant de haine? Moi qui suis habituellement si calme et posé? C'est sûrement le temps qu'il fait à l'extérieur qui me rend si maussade...

dimanche 30 décembre 2007

Le sénateur chinois


En cette période de festivités festives si futiles et fastes fussent-elle, je vous annonce notre deuxième grand retour en chansons en autant de mois. Cette ballade latino-hongroise aux airs de provence, composée entre deux ACV, réchauffera votre coeur d'enfant pour en faire de la bouillie bordelaise indigeste, mais sommes toutes assez nourrissante pour vous garder en vie jusqu'au 1er janvier 2008.

Place à la magie (que j'aime moi aussi)


LE SÉNATEUR CHINOIS


Paroles : Plouc Pamaman-Dion en collaboration avec le Père Ubu

Triangle et Voix : Mathieu et les Chipmunks
Guitare : Guy Tard
Claves : Josiane Plamondon (positionnée dans l'enclave)
Fruits et légumes : Monsieur l'Adulte
Back Vocals : Joe Bocan, Benazir Bhutto, Guy Sanche et Charles Biddle Sr.

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Le sénateur chinois voulait se rendre chez moi
C'était en '46, c'est écrit sur mon pénis
Il frappa à ma porte,
Marie lui répondit:

refrain (sur l'air du thème de Willow)

Monsieur le SÉ-NA-TEUR
Vous êtes A-SI-A-TIQUE

Je n'aurais jamais dû
Tuer le président,
Puis lui brosser ses dents,
En l'invectivant,
Ne serait-ce qu'un instant

Le sénateur chinois compta sur ses doigts
Le nombre d'orifices et de cicatrices
Qu'il m'infligera
Quand il entrera

Monsieur le SÉ-NA-TEUR
Vous êtes A-SI-A-TIQUE

Je lui ai pourtant dit
Je n'y suis pour rien
Ce ne sont pas mes sourcils
Qui bougent mais les siens

Sur ces grandes paroles, je lui levai mon verre…

*SOLO*

Jean Johnny Johnny
Jean Johnny
Jean Johnny Hey
Promenait le bateau sur le bassin
Ramenait le bateau sur le quai

Le sénateur chinois confus et hystérique
Me lécha le foie en usant d'obstétrique
Il agita son doigt,
Au dessus de ma tête
Puis il l'enfonça
Bien creux sous ma jaquette

Le sénateur chinois confiant et irréel
Toucha Mahée Paiement
En se grattant le pouelle


FIN



Un autre tube assuré, un coït pour les oreilles, du jus d'amour musical pour l'âme.

Bonne Année

dimanche 23 décembre 2007

L'Une


À des années lunaires de ta face cachée, j'oublie
De ton clair de brume et de ton sale cratère, je m'ennuie
Le long de mes tristes plages tu me fais marée

dimanche 16 décembre 2007

La machine à voyager dans le gland


C'est l'histoire de Dennis Quaid dans son vaisseau microscopique injecté malencontreusement dans le gland de Martin Short lors d'une vasectomie à coeur ouvert. Filmé en IMAX 3D, ce film est la quintessence du mouvement art-déco de la fin du siècle dernier. Robin William en rabbin surexcité nous livre ici la performance de sa carrière tant la justesse de son jeu nous donne l'envie de s'arracher un à un les cils pour les déposer ensuite à l'intérieur d'une enveloppe cachetée et adressée à l'ambassade canadienne de la Juivie. René Homier-Roy aurait même poussé un petit cri post-éjaculatoire en visionnant le film lors de sa première médiatique samedi après-midi au Medley. Un sobriquet n'est pas une sorte d'oiseaux Francis, lâche ma jupe*.

"Comme si l'univers tout entier était venu dans ma bouche" titrait le journal La Presse, "Martin Short is not a dwarf" renchérissait le New-York Times. Le Journal de Montréal a pour sa part continuer d'ignorer les merveilles du septième art en choisissant d'opter pour le très chic duo en couverture "Check ça, y neige déwors" détails P.2 à 17 et "Elle accouche dans un abribus après avoir tué son mari" détails P.18 jusqu'à la section Décès.

On me demande souvent "Mathieu, prends-tu des hormones de croissance pour être tellement toi?" ce à quoi je répond "HADOUKEN!" en lançant une boule de feu avec mes mains.




*Tabarnak!

lundi 3 décembre 2007

Neige sur nuit blanche


Il m'arrive de ne pas comprendre ce que j'écris, comme lorsque je débite un paragraphe complet sur la danse slave enseignée aux filles du groupe B, enfin j'me comprends.

Toujours est-il qu'en cette nuit drapée de neige enveloppante masquant à peine les gémissements de ma jolie voisine et le couinement régulier des ressorts quelque peu usés de son lit, il m'est toujours permis d'imaginer que je suis l'initiateur de ce "couik! couik! couik!" incessant qui la fait hurler de bonheur en plein cœur de la nuit.

L'état de célibat qui m'afflige me rend à l'affût de ces ritournelles nocturnes dont peuvent témoigner les murs en stucco de mon appartement, leurs oreilles ainsi que les miennes. Elle jouit, c'est son droit le plus complet, son chum se prépare à évincer de son appareil génital, autre chose qu'un lofteur, et c'est tout à fait normal. Ce que cette histoire raconte, c'est lorsque moi, le voisin blogueur et célibataire, décide qu'il en a assez d'entendre jouir, celle qu'il désire secrètement, aux bras d'un abruti format géant de la pire espèce et décide de frapper violemment sur le murmure mitoyen les séparant du ménage à trois.

Trois petits coups, "Bang! Bang! Bang!", coït interrompu, plus de "Couik! Couik! Couik!". Était-ce la bonne chose à faire? Quelles seront les répercussions de ce geste impulsif? "S'il a pu perdre son érection, c'est une victoire pour moi" me dis-je en tant que narrateur omniscient parlant un peu comme Pierre Nadeau quand il se peignait dans l'autre sens au milieu des années 70 mais avec un léger accent british à peine perceptible.

Les flocons s'accumulèrent encore pendant quelques minutes après cet évènement mondain avant que le "couik! couik! couik!" se fasse entendre de nouveau pour un premier rappel, accompagné dans ma tête de la power ballad "More than a feeling". C'est alors que je décidai d'utiliser le passé simple pour conclure mon histoire car c'est le temps de verbe qui me procure le plus de satisfaction pendant les insomnies qui m'affligent lorsque je ne dors pas.

FIN

Ce billet n'est pas complet mais j'avais tellement hâte de peser sur le bouton PUBLISH parce que PUBLISH ça ressemble trop au mot PUBIS qui me fait bien rigoler lors de mes nombreuses tentatives de suicide-érotique ratées à la Jacques L'Heureux.

Compter les flocons est un excellent somnif…ZZzZzZzZzZzzzzzzzz…….

jeudi 15 novembre 2007

Virginie, théories et bactéries (Hugo Lacasse Edition)


Votre mission :

Comptez le nombre de fois dans un épisode de Virginie où la phrase "les filles du groupe B" est prononcée et vous arriverez à un nombre qui se divise par beaucoup et même plus. C'est à croire que Fabienne Larouche, par le biais de ses scripteurs sous contractés au Kurdistan, reçoit à chaque fois que cette phrase maudite est prononcée par des comédiens peu convaincus, un joli crédit d'impôts, un bon d'achat sur un prochain lifting, un pot de crème anti-vaginite, une caresse labiale effectuée par un jeune professionnel, un morceau de décor de la saison 3 de Virginie dont l'appartement à 2 murs perpendiculaires de Jici Lauzon, un compliment sur la qualité de sa peau ainsi qu'une rôtisserie verticale.

C'est simple à toutes les fois que j'entends cette phrase, mes dents grincent et j'entends toujours le KA-CHING!!!! qui suit avec dans ma tête une image de Fabienne avec des signes de $ qui tournent dans les yeux comme une slut machine.

11 ans de Virginie et AUCUNE scène s'approchant de près ou de loin à une situation vraisemblable avec des dialogues sensés. N'empêche que c'est quand même l'émission qui me fait le plus rire en ce moment tellement le niveau d'absurdité des situations et des dialogues s'approchent dangereusement du seuil où mon cerveau déciderait de s'écouler lentement par mon oreille gauche tandis qu'un trucker du Wisconsin me ferait une fellation dans un Rest Area en banlieue de Saskatoon... quand je vous dis que c'est dangereux.

La présente saison en est une de transition alors qu'il y a deux personnages se prénommant Virginie. La saison prochaine, ainsi que toutes les saisons subséquentes, tous les personnages se prénommeront Virginie, incluant les figurants, le directeur ainsi que les filles du groupe B.

$$$ *KA-CHING !!!* $$$

mardi 6 novembre 2007

D'Hercule et dope rêche


Voici une liste de trucs ne devant pas faire partie d'une liste:

Liste


- La douleur et ses répercussions sur le bonheur
- Un ordinateur qui pleure assis sur Juliette Powell
- Un mono-sourcil qui pense avant d'agir
- Un verre à moitié plein qui trébuche sur ses erreurs de jeunesse
- La vie rêvée de Mario Jean mais en 2 dimensions seulement
- Un dialogue dans une chaloupe
- Des céleris et un pot de cheez-whiz qui ne se rencontrent jamais
- Un abdomen nommé désir
- La pierre rectangulaire d'un dossier courant
- Un camion gris et citerne
- Un ninja somme toute perspicace malgré son handicap
- Les North Stars du Minnesota accotés sur un lampadaire
- La vie sexuelle d'un gérant d'artistes atypique(s)
- Le verbe "Exacerber" et son regard touchant sur le monde qui l'entoure
- Le souvenir d'Yves Soutières flottant au dessus de mon corps
- Un oeuf qui prêche par l'exemple
- Cinq doigts qui veulent tout dire
- La fumée qui s'échappe du lobe frontal d'un peuple en crise d'identité
- Anne-Marie Losique et le viol collectif d'un rêve
- Une truite qui exerce son droit de véto
- Annie et ses hommes-lions
- Le thème musical d'Hawaï 5-0 aux funérailles de Lothaire Bluteau
- L'aluminium comme mode de vie
- Un clochard médium vivant au dessus de ses moyens
- La fantaisie sur une piste de ski
- L'amour
- Des médias sportifs en orbite autour du génocide rwandais
- La cruauté mentale du romarin
- Les fichiers temporaires sur l'ordinateur de Jean Béliveau
- Les hypothèses que l'ont peut émettre en explosant
- Une réflexion sur la guerre du Viet-Nam et le % de son apport quotidien recommandé
- Un bol de céréales sur un poster de Van Halen sur un mur dans l'espace dans le passé
- La fin du monde et ses répercussions sur le bonheur
- Un cours d'auto-défense dans la maison de Fanny Lauzier
- Un amendement sur la loi de la gravité
- Un reflux d'obtempérer
- Un feu de paille qui dure éternellement
- Un beau jeune homme musclé qui éternue
- La Fosse aux Lionnes sur DVD
- Des personnes opiniâtres s'affrontent dans un combat à mort chez la mère de Fanny Lauzier
- L'évangile en papier et les versets sataniques
- Bob Probert en moto sur un singe
- N'importe quoi sur quelque chose d'inusité mais à l'envers et les yeux fermés
- Une invitation dans un club sélect où personne n'est invité
- Le code des trente vies de Konami expliqué aux habitants d'Hérouxville
- L'absolution comme discipline olympique
- Un fruit pas comme les autres
- Une liste qui s'étire
- Une bouteille noire


lundi 29 octobre 2007

Les talons de pochettes belles


Il fût un temps où furent, faisant fi des fous, l’instant d’un moment où, la chronologie refusa, l’état fallacieux de l’instant où celles ou ceux-ci l’étaient où le seraient encore s’ils ne l’avaient pas déjà été comme hiver de nouveaux horizons bidirectionnels ne l’étaient pas vraiment souviens encore comme si c’était hier ou cafetière.

Je m’ennuie du temps où les posts sur les blogs étaient diversifiés avec tantôt de la magie, tantôt du rire, tantôt de la nostalgie, tantôt une chanson à répondre, tantôt un suicide raté, tantôt un lien youtube où l’on voit un poney qui aime les fruits…. Bref je m’ennuie de l’époque médiévale avec ses preux chevaliers et ses soucoupes indolentes entachées d’OVNI potents en quête de liberté et de spongi-pochettes adéquates haletantes d’un souffle qu’on croirait sorti tout droit d’une personne à l’hygiène buccale déficiente.

Donc, après plusieurs minutes d’absence, j’annonce enfin mon grand retour à la chanson et vous présente en exclusivité les paroles du premier single de mon nouvel album à paraître sous peu ou pas. Il s’agit d’un bon vieux rock, bien rétro, avec quelques riff de guitares genre punk californien mélangé avec de la pop-bonbon aseptisée. De quoi faire pâlir d’envie Joey Tardif et l’Imam André Drouin.

(À chanter sur l’air d’une chanson inconnue)


QU’AVEZ-VOUS À DÉCLARER?

Paroles : Roger Tabar…
Musique : Linkin’ Park et Richard Cocciante
Joueur de triangle et interprète : Mathieu


On prend un tape à mesurer,
On mesure un curé,
Dans le sens de la largeur
Pour faire plaisir à ta soeur

Je suis héroïnomane
Je suis plus belle que ta femme
Je trippe sur Richard Séguin
Et les mains de Guy Jodoin

Et vous Oooh Ooh Ooh Ooh!
Qu’avez à déclarer ?
Voulez-vous m’épouser ?
Voulez-vous mon dentier ?
Un exacto dans le bas du dos ?
Ou une pizza Crescendo ?

J’ai fait plaisir à Stéphane
J’ai fait 2-3 dons d’organes
J’ai buté Josélito
Et j’ai crevé mes eaux

On repart en vacances
On oublie la romance
On avance lentement
On meurt prématurément

Et vous Oooh Ooh Ooh Ooh!
Qu’avez à déclarer ?
Voulez-vous m’épouser ?
Voulez-vous mon dentier ?
Un œuf McMuffin dans la cuisine?
Un bébé mort dans la piscine ?

*Bridge musical avec solo de triangle à la Carlos Santana*

Et vous Oooh Ooh Ooh Ooh!
Qu’avez à déclarer ?
Voulez-vous m’épouser ?
Voulez-vous mon dentier ?
Un vote pour Justin Trudeau ?
Le retour d’André Racicot ?

Et vous Oooh Ooh Ooh Ooh!
Et vous Oooh Ooh Ooh Ooh!
*fade-out*
Et vous Oooh ooh……

FIN


Checkez ben ça monter dans les palmarès radio (de l’uzbequistan entre autres). L’année prochaine à l’ADISQ vous allez ben voir c’est qui qui va aller le chercher le crisse de trophée en forme de dildo 24 carats

Fuck Mes Aïeux, Fuck Tricot Machine, Fuck Gilles Vigneault, Fuck Nicola Ciccone,
Fuck la blonde de Claude Dubois, Fuck Michel Rivard, Fuck Félix Leclerc. Fuck!

J’aime le bruit que ça fait quand les enfants grandissent.

Fais attention à toi JP
LOL ROTFL

XXX

jeudi 18 octobre 2007

My flower is beautiful


Ail houle love tous ces sceau me Tignes à bottes de cou alité off Pauline Marois' haine glisse. Dès ce paix te de fa que te dattes chie maître cîme laïque Anne et go centrique cale eau glie biche tout somme, chie esti lasse hors nid haine sa scie laïque a mini à tour canne gars roux.

Chie hop ce à ronde laïque à frigide dicta tort, pudding Ève rie août âne in heure pot quête, bottes chiasse et art te mais de hâte off pis hourd Gaule de, Yves veine d'eau chie doux note s'pique de l'âne goût ai-je off Shrek spire.

mardi 16 octobre 2007

Les accomodements raisonnables vus par Sylvain Cossette


Propos recueillis par France Castonguay de la Bouteille Noire en juin 2007

(...)

France Castonguay : Est-ce à dire que vous vous considérez comme étant une personne tolérante?

Sylvain Cossette : En fait, de là d'où je viens (NDLR: Sylvain nous mentionnait avant notre entretien qu'il venait du futur), les hommes vivent d'amour et il n'y a plus de misère. La tolérance n'a pas sa raison d'être car il n'y a plus de différences entre les êtres humains, l'enveloppe corporelle n'existe plus, nous sommes plutôt représentés par des formes géométriques lumineuses en suspension dans l'air au dessus d'un socle immobile qui lui-même est en suspension au dessus d'un océan infini de liquide non-conducteur, parfumé et incolore qu'on croirait directement sorti de millions d'agrumes qu'on aurait pressés chastement sur notre corps nu d'autrefois en entonnant un de mes succès notamment la chanson "Tu Reviendras" dont voici d'ailleurs un extrait (NDLR : A ce moment, Sylvain Cossette agrippe mon enregistreur numérique et s'en sert comme microphone) " Je quitterai mon île, et lèverai les voiles. De peur que l'ave..." (NDLR : C'est à ce moment qu'un infirmier, s'interposa pour me redonner mon enregistreur numérique)

FC : euh...Bon, pour en revenir à notre sujet, vous nous dites que dans le "futur", il n'y a plus de différences entres les humains? Donc plus de races, plus de religions? c'est exact?

SC : ...

FC : Sylvain?

SC :
... Oui (longue pause entrecoupée de courts cris stridents). Effectivement France, la seule chose qui nous différencie est une très légère variation au niveau de la couleur de lumière que nous émettons qui peut aller du mauve au violet en passant par le fuchsia et le lilas mais comme 67% de la population du futur est daltonienne, cela ne constitue pas un élément perturbateur en soit. De toute façon, ayant adopté la charia en l'an 3312, mal serait venu celui ou surtout celle qui voudrait utiliser cette différence comme moyen discriminatoire.

FC : Je ne suis pas certaine de vous suivre Sylvain, vous dites que la charia aurait été adoptée en l'an 3312 par toute la population de la terre?

SC : La terre? hahaha, la terre n'existe plus depuis le 23e siècle ma chère dame, elle a été littéralement ravagée par les termites géantes du Groenland, c'est très bien documenté par les Raéliens, nos créateurs.

FC : O..K... D'accord... Pour le bénéfice de nos lecteurs, pouvez-vous réitérer les raisons pour lesquelles vous êtes revenus sur terre à notre époque?

SC : On m'a envoyé ici directement dans l'utérus de madame Cossette en 1962 sous la vulgaire forme d'un spermatozoïde irlandais ayant subit un traumatisme au niveau de la membrane cellulaire. Cela ne m'a pas empêché de grandir, de m'épanouir et de devenir le chanteur à succès que je suis devenu pour enfin partager à l'aide d'ultrasons savamment insérés à l'intérieur de mes chansons, le savoir de plus de 2000 ans d'évolution supplémentaire.

France Castonguay : Bon et bien merci Sylvain, c'est tout le temps que nous avions cette semaine, merci d'avoir répondu à nos questions

Sylvain Cossette : ...

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Cette entrevue sera publiée dans son intégralité dans le magazine La Semaine
(semaine du 2 décembre 2007)


vendredi 5 octobre 2007

Exercice de style # 001 : Trance-Lation

Devrais-je essayer de dissimuler ce que je ressens à l'intérieur? Mon coeur, pour toi. Dirais-tu que tu essaierais de m'aimer aussi? Dans tes pensées, pourrais-tu un jour être vraiment près de moi. Je peux le voir dans la façon dont tu souris, si je pouvais en avoir la conviction, je dirais ces choses que je veux te dire ce soir.

Mais jusqu'à ce que je voie, que je compte vraiment pour toi, je rêverai du jour où tu seras près de moi. Je peux le voir dans la façon dont tu souris, si je pouvais en avoir la conviction, je dirais ces choses que je veux te dire ce soir.

Mais jusqu'à ce que je voie, que je compte vraiment pour toi, je continuerai d'essayer de dissimuler ce que je ressens à l'intérieur.

jeudi 27 septembre 2007

Une histoire de hamac sans histoire (et sans hamac)


Alors que je défigurais prestement un Trifluvien à l'aide d'un dipôle de seconde main acheté dans une vente de garage devant une maison qui, ironiquement, n'en possédait pas, j'ai fait ce rêve idiot. Le rêve de sortir du cercle vicieux autour duquel mes traces de pas s'étaient changées, au fil des ans, en profonde tranchée dont il m'était difficile de m'échapper sans une échelle ou une corde. Ce fût finalement une corde qui me fût lancée, mais au lieu de quitter ma tranchée avec l'aide de celle-ci, je décidai plutôt de me pendre avec. Mon corps mort gisant au fond de la fosse circulaire, au bout d'une corde, les orteils dans les mains, le teint mauve, une paire de lunettes dans une flaque d'eau.

On creuse toujours sa propre tombe, on se peinture dans le coin, on joue une couple de parties de Serpents et Échelles(tm) puis on se rend compte qu'il n'y a plus assez de peinture pour se fondre et disparaître dans ce coin, on s'agenouille, on creuse et on tombe. Mais qui est ce "on" dont je parle? "On" exclut la personne qui parle et c'est moi qui parle alors qui m'exclût exactement? Vous? Eux? Moi? Sylvie Fréchette? Un nuage en forme de sac de chips?

En me réveillant, je me demandai: "Pourquoi ce Trifluvien est-il défiguré et qu'est ce que le spasme de vivre, à la douleur que j'ai, que j'ai."

vendredi 14 septembre 2007

TAG (pas la télésérie à radio-canada)

En presque 5 ans de bloggâge (je compte le trou de 3 ans et demi pour faire encore plus ma victime), je n'ai jamais reçu la fameuse tag du bloggeur, cette fameuse reconnaissance fraternelle d'un autre bloggeur qui nous signifie que nous avons réussi dans la vie. Mais aujourd'hui tout a changé car Monsieur l'adulte m'a genre comme un peu taggé (ben pas vraiment directement, un peu par la bande tsé parce que les gens essaient généralement d'éviter de me toucher, faut croire que c'est ce que j'inspire chez les tierces personnes.)

Bon alors, inutile de vous dire que je me sens un peu comme si j'étais le dernier choisis pour l'équipe de ballon-chasseur, mais je vais quand même vous prouver que je ne suis pas si poche que j'en ai l'air en vous garnottant le ballon de toutes mes forces dans la face.

Ouais, déjà là en partant c'est pas la tag la plus intéressante en ville, mais comme dit si bien le dicton: À cheval donné on ne regarde pas que deux tu l'auras devant les boeufs.

Le sujet de la tag:

5 raisons pourquoi je blogue :

  1. Je crois que la raison principale pour laquelle je blogue, c'est pour remplir un vide dans ma vie. Lorsque je suis épanoui, je ne me sens pas le besoin d'écrire ici. Si j'écrivais lorsque je suis épanoui, ça donnerait probablement des meilleurs textes, mais le blog étant par définition une activité égocentrique, j'écris la plupart du temps pour moi. C'est pourquoi mon blog est généralement anti-climatique, oscillant entre différent niveaux d'absurdité parfois drôle, souvent pathétique mais presque jamais ancré solidement dans la réalité. Comme un monde parallèle ou rien n'existe vraiment où je peux tenter d'exprimer de façon floue certaines bribes de ma personnalité du point de vue de mon subconscient. C'est pourquoi je limite consciemment mon lectorat avec l'inégalité des différents textes sur ce blog.

  2. J'ai découvert, quelque part en janvier 2003, le blog comme moyen d'expression en lisant zerotom de sof . J'étais alors fasciné par la facilité qu'elle avait de nous raconter ses petites histoires à tous les jours, nous transportant dans l'univers de son quotidien en maniant les mots de façon magistrale afin de transformer ses petites histoires en épopées lyriques. C'est pourquoi j'ai toujours considéré sof comme étant ma marraine spirituelle sur la blogosphère(sic) et que je lui ai toujours voué, même dans la controverse, le plus grand des respect, ainsi qu'un amour chaste et inavoué qui continue même aujourd'hui d'alimenter ma flamme...

  3. Parlant d'amour, j'écris aussi parce que j'aime vous lire. J'aime la communauté des bloggeurs francophones. J'ai fait de très belles découvertes au fil du temps et je vous apprécie tous autant que vous êtes dans vos différents styles. Ça fait du bien de voir une communauté pour qui la langue française est importante et respectée parce souvent, si ce n'était de vous, j'aurais l'impression que l'état du français des internautes se limite aux atrocités que l'on peut lire sur les forums de discussions ou dans notre logiciel de messagerie instantanée préféré.

  4. Selon mes statistiques personnelles, j'ai découvert que le fait de blogguer diminuait considérablement mon temps d'utilisation d'internet à des fins de masturbation. La preuve que la masturbation spirituelle peut être toute aussi bénéfique que sa grande soeur plus connue (celle avec du pouelle là).

  5. Il n'y a qu'ici où je peux mettre dans la même phrase les mots "cuistots", "obtus" et "dopamine" avec les noms propres "Andres Galaragga", "Michel Goyette" et "le frère André" sans pour autant que la phrase ne possède un sens mais surtout sans peur de se faire pèter la gueule par un gros monsieur fâché à qui l'on aurait récité la même phrase en le giflant sporadiquement à l'aide d'un écusson géant avec, brodés de fil magique, les initiales d'Yves Corbeil.

  6. Trouver l'âme soeur (M'en fous si y a pas de 6)

Merci pour la tag, peut-être qu'un jour je me sentirai prêt à devenir capitaine de l'équipe de ballon-chasseur et tagger quelques "autruis" à mon tour.

mercredi 12 septembre 2007

Aimer du bout des lèvres


Il m'est déjà arrivé d'embrasser du bout des lèvres, celle qui me faisait tant souffrir, celle qui me faisait fondre, celle qui me poivrait.

Il m'est déjà arrivé d'avancer de reculons, de tourner les talons, de toucher le fond, de crouler sous la pression.

Il m'est déjà arrivé de parler à demi-mots, à mots couverts, peur des commentaires, de peur qu'on m'entende, de peur qu'on m'enterre.

Il m'est déjà arrivé de penser sans arrières pensées, de penser sans compter, sans dépenser mais bien sûr, sans panser mes blessures.

Il m'est déjà arrivé de m'affirmer clairement, mais sous toutes réserves, me contentant la plupart du temps, de me la fermer calmement.

M'est-il déjà arrivé d'aimer sans me mentir, de me mentir sans arrières pensées, à demi-mots, du bout des lèvres?

M'est-il déjà arrivé de sourire sans souffrir, de faire rire sans pleurer, de pleurer sans faire rire, de rire sans le sou?

Il est difficile de pouvoir vivre sans mourir un peu,
sans responsabilités,
sans pouvoir,
sans pouvoir vivre,
un peu.

jeudi 6 septembre 2007

Et toi qu'est-ce que t'enduis ?


Je m'enduis d'huile d'olive extra-vierge question d'arrondir les fins de mois.
J'enduis ta soeur de cire chaude afin de la vendre sur le marché noir.
Je me roule dans l'herbe en enduisant mes mamelons de sauce HP pour toi Sylvie Lussier.
J'enduis mes paroles de fioritures super-flûtes puis je me trombone en coulisses.
Qu'est-il advenu de Trace Coquillette qui fût repêché jadis par les Expos?
Je t'enduis en erreur, faute de temps et de frappe
Rick Moranis dans "Chérie, j'ai enduis les enfants"
Lundi, Mardi, Mercredi, j'enduis
J'enduis...Touchez vos sourcils!

Enduisant sur le perron,
par un beau soir d'été,
on fessait sur Simon,
en se mouchant le nez.


La baie d'Ungava, c'est toute une baie.

dimanche 2 septembre 2007

Entre parenthèses


Bon, parlant de courges (oui je sais on ne parlait pas vraiment de courges mais j'essayais juste de faire un lien) euh...je vais vous entretenir d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur (quoique dans le fond je m'en fous un peu) Euh t'es qui toi au juste? (Moi? Je suis le gars qui parle entre parenthèses voyons, c'est moi qui se fait un devoir de préciser chacune de tes pensées parce que, entre toi et moi, on ne peut pas dire que c'est très fort niveau clarté) Euh, c'est à moi que tu parles-là? (Ben oui gros nigaud c'est à toi que je parle, et toi à qui tu parles?) Ben, j'essaie de parler aux lecteurs de mon blog tsé. (Haha même si tu en avais, tu penses vraiment qu'ils en auraient quelque chose à cirer de tes histoires de merde? Laisse-moi rigoler telle une rivière frivole arpentant le territoire aride d'une banlieue de Saskatoon) Ouais bon, c'est pas une raison pour te moquer de moi... pour qui tu te prends? Porter un jugement hâtif à chacune de mes phrases, faut être rapace pas à peu près.

En plus, j'ai pas besoin de toi, allez fais du vent. C'est plutôt toi qui a besoin de moi. Sans moi tu n'aurais rien à dire. (Pfff et c'est toi qui parle de jugement hâtif. Si t'avais pas besoin de moi, penses-tu vraiment que je perdrais mon temps dans cet endroit merdique, crisse j'ai pas rien que ça à faire. Je fais mon boulot c'est tout et c'est pas le boulot qui manque ici pour moi) Tu penses sérieusement que les gens ne comprendraient pas ce que je veux dire si tu n'intervenais pas aussi souvent? (Exactement, t'es plus intelligent que t'en as l'air) HEY TABARNAC, ÇA VA FAIRE LES ATTAQUES PERSONNELLES PIS LES PETITES FLÈCHES DE MÉPRIS QUE TU ME LANCES DEPUIS TANTÔT. J'EN AI MARRE, DÉCÂLISSE D'ICITTE (HEY! HAUSSE PAS LE TON AVEC MOI PARCE QUE SI JE DÉCIDE DE SORTIR DE MES PARENTHÈSES, ÇA VA ÊTRE POUR TE CASSER LA GUEULE MON ESTI)

"HEY VOS GUEULES VOUS DEUX, J'ESSAIE DE DORMIR" s'exclama le gars qui parle entre guillemets

...(...)

Hé ho, on t'a pas sonné toi les guillemets, non mais (ouais c'est vrai ça de quoi j'me mêle? Ta mère c't'une perluète sur un clavier scandinave)

Pendant ce temps, le type qui parle entre astérisques explosa

*BOUM!*