lundi 7 décembre 2009
dimanche 6 décembre 2009
L'Incroyable
L'Incroyable vient tout juste de se produire. D'où vient-il? Qui donc le produit? Peut-on croire en lui? Personne ne l'a jamais su. Tout ce que je sais en ce dimanche matin, c'est qu'il vient de se produire. De chaque pan de sa figure légendaire, se cache un différent tranchant : un qui blesse et qui transperce et un qui réchauffe et qui caresse. L'Incroyable s'empare de tout et en fait ce qu'il veut. Il érudit comme il abrutit. Il se fait désirer comme la mort à ses heures, comme l'amour à 16 ans et comme la cloche à 16h00. Faisant abstraction des journées, il me transporte souvent d'une nuit à l'autre dans le fourgon blindé de sa carcasse argentée.
Lorsque l'Incroyable se produit, je l'écoute religieusement, comme un moine atypique, je fais fi de ma calvitie et le suis en silence. Je m'accroche à la peau de son dos et lorsque je perds mon appui et tombe à la renverse sur le mien, je me relève et me dépoussière lentement, retirant délicatement une à une les toiles arachnéennes qui recouvrent mon visage et retiennent les gouttes de larmes que le soleil ferait briller s'il existait pour vrai. L'Incroyable maintenant disparu, je le piste en suivant le chemin tracé par les écailles phosphorescentes qu'il laisse derrière, pour que je puisse le retrouver même dans mes noirs les plus foncés.
Généralement, l'Incroyable est beau et fier. Il inspire et transpire le merveilleux du haut de ses aisselles enchanteresses. Cependant, parfois mais rarement, il est laid et méchant et balance les enfants au fond du volcan. Il assassine le feu dans les yeux à l'aide de ses boyaux à eau qu'il trimballe lourdement sur ses épaules. Il les fait gicler quand on le frôle de trop près pour éteindre tout brasier potentiellement destructeur.
L'Incroyable se produisant, niant par le fait même sa propre existence, passe en coup de vent sur la vie ne laissant derrière qu'un léger frisson que je conserve malgré tout dans le rose de mes poumons. Je continue à croire en lui, à l'espérer, même si c'est impossible, même si c'était possible, même s'il sera pour toujours, une source infinie de Déceptions.
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Mathieu
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jeudi 26 novembre 2009
dimanche 22 novembre 2009
Sur les ailes de Jim Corcoran
Si j'étais Jim Corcoran, pour un soir seulement, je poserais ma langue sur ton corps qu'on rend
Je ferais miroiter sur mon crâne trop lisse, un amour trop lourd, une âme trop triste
Je majusculerais jusqu'à tes deux poings le grand trait d'union du tréma quotidien
Je naviguerais la peau de tes cuisses et m'aboutirais aux cieux de mes vices
Si j'étais Jim Corcoran, mes cheveux de ficelles, chatouilleraient tes seins, durant ton sommeil
Je te chuchoterais dans le noir invisible, le son de voyelles aux accents impossibles
Je ferais irruption dans ton volcan latent, en fumée qui s'envole quand l'attend l'éruption
Je deviendrais le Jim qui musclerait tes abdos, toi le Bertrand Gosselin de ma libido
Si j'étais Jim Corcoran, tu en voudrais encore, paradoxalement, tu m'en voudrais encore
Qui voudrait désormais du vieux bouc de Sherbrooke
qui étale en français, d'une plume agile
sur de la musique, des formules magiques?
Si j'étais Jim Corcoran, je serais ton Coran, je serrais ton corps et j'essaierais encore
Si j'étais Jim Corcoran, d'un souffle je ferais les bougies tomber, du crémage de l'âge du gâteau de ma vie, pour te rejoindre à la fin, au fin fond du moule, qui fait les amours, les amours brûler.
Si j'étais Jim Corcoran, je serais le roux qui ferait ton amour tourner, sur des chapeaux de vers de toutes les couleurs.
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samedi 14 novembre 2009
Consignation
J'ai une bouteille qui ne veut pas mourir
-Renelle Martée
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mercredi 19 août 2009
hostie
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mardi 28 juillet 2009
(ab)Négation
Je ne suis pas ce chanteur luisant que tu aimais tant et dont la pochette de disque rappelait vaguement un accident de truck. Je ne suis pas cet acrobate russe qui te faisait fondre le gras de cuisse le jeudi avant-midi. Je ne suis pas ce type louche qui te regardait du coin de l'oeil pendant que tu pètais les points noirs de ton chum dans l'allée des couvercles de toilette chez Home Depot. Je ne suis pas Mario St-Amant même si je le voulais. Je ne suis pas l'ombre de ton ongle. Je ne suis pas une fable moralisatrice qui te dit que tu aurais mieux fait de ne pas tuer tes propres enfants. Je ne suis pas ton frère ni ta soeur. Je ne suis pas le gars mort au bout d'une corde la semaine passée dans ton sous-sol. Je ne suis pas le fruit de ton imagination débordante. Je ne suis pas l'être asexué dont tout le monde parle en silence. Je ne suis pas cet homme gigantesque avec un grand chapeau qui te prend par la main pour t'amener danser le vendredi soir. Je ne suis pas celui qui fera de ta vie un enfer. Je ne suis pas celui qui te complimente à propos de tes jambes malgré tes vergetures tridimensionnelles. Je ne suis pas digne de te recevoir. Je ne suis pas celui que tu croises. Je ne suis pas de régime à base de fruits défendus.
Je ne suis pas un animal domestique.
Je ne suis pas un ami mâle fantastique.
Je ne suis pas celui qui fait tes yeux briller.
Je ne suis pas celui qui fait tes œufs brouillés.
Je ne suis pas ce que tu penses que je pourrais être peut-être. Je ne suis pas l'auteur de ce texte.
Je ne suis rien de tout ça et pourtant si.
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jeudi 23 juillet 2009
Sirop pour l'atout
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mardi 21 juillet 2009
Gloss en trois teintes
C'était encore un de ces soirs comme il y en avait trop. Je t'avais fait l'amour mal et tu me tournais le dos. L'arrière-goût de lip gloss que tu n'avais pas mis pour moi me donnait mal au coeur, comme la froideur de ta langue et la rigidité de tes mains tièdes. Il faisait déjà plusieurs mois que nous baisions sans nous regarder, les yeux fermés, sans nous aimer. Je ne te questionnais pas parce que je savais que tu me mentirais. De toute façon, j'avais déjà toutes les réponses dont j'avais besoin, sauf celle qui m'expliquerait pourquoi j'avais toujours autant besoin de toi. Je me disais que c'était probablement parce que tu étais la seule à savoir comment installer décemment le drap-contour.
/\
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lundi 6 juillet 2009
Top 10 des pires pick-up lines 2009
Testées et vérifiées personellement entre janvier et juin 2009 par un membre de l'équipe de La Bouteille Noire dont nous tairons le nom pour des fins de confidentialité.
- Salut je m'appelle Mathieu, j'ai un blog.
- Salut moi c'est Mathieu, des fois je fais des pentagrammes avec mon sperme. Des fois.
- Salut tu pokes-tu?
- Ton père c't'un voleur. C'est lui qui a volé toutes les étoiles dans le ciel pis il est jamais revenu.
- Salut je suis Mathieu. Est-ce que c'est moi ou t'as une jambe plus longue que l'autre?
- C'est drôle, de dos tu ressembles plus à Gwyneth Paltrow que de face.
- Ouin pas de trouble, j'ai toute le stuff pour soigner ça des vaginites chez nous.
- Paladin Lv. 60?
- Hmmmm! *snifffff* Tu sens le futur.
- BAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARGHHHHHHHHHHHH!
Score: 0/10
Nb numéros de téléphone obtenus: 1/10 (la fille qui sent le futur. Une erreur, finalement, elle sentait la veille)
Nombre de regards méprisants: 9/10
Vous aussi vous avez déjà merdé dans l'abordage du sexe opposé ou non-opposé?
Vous vous êtes déjà faites cruiser par des orthos?
N'hésitez surtout pas à me faire parvenir en commentaires vos pires pick-up lines. Si elles sont retenues, elles seront utilisées par un membre de l'équipe de La Bouteille Noire dans le cadre d'une vaste étude comparative à l'échelle locale dans un bar près de chez nous.
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Mathieu
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Post-It (or not)
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Petit soldat
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Rim
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Requiem pour un beau sandwich
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Réconfort
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