Alexandre Hein? Quatre Strophes
La marquise est triste de tout ce qui l'afflige
Douce hypocrisie que démontrent ces femmes
John Diefenbaker et sa sœur sur une île
Worse Before July Fifteenth
Versé par
Mathieu
à
10:58
1 commentaires
Derrière ce titre sans sens, se cache pourtant un texte qui a comme sujet les 5 sens soit : Le toucher, le sentir, le manger, le entend et la revoyure. Cependant, derrière ce préambule ridicule se cache en fait un mal de vivre, si intense, qui noue l'estomac si fort qu'il le tord et j'ai eu tort de penser qu'en changeant un des sens qui guide mes pas depuis toujours, je puisse changer l'essence de ma vie et faire le plein de décence.
Des nouveaux yeux qu'on nous demande d'alimenter aux larmes artificielles, alors que leurs socles respectifs résident au dessus d'une nappe phréatique si immense qu'elle rend automatiquement obsolète cette minuscule bouteille de carboxymethylcellullose sodique. Pour pleurer, il suffirait de regarder la facture puis le résultat et se contenter de faire partie des statistiques, mais la tristesse est si profonde et la blessure si grande, que le simple fait d'écrire et de décrire de simples faits, active les pompes des glandes lacrymales qu'on ne m'a pas charcutées, camouflant ainsi mon regard d'un grand voile d'eau salée.
La perte d'une vision claire brouille mon esprit, rétrécit mes horizons et me fait me replier encore plus sur moi-maîgneeuh.
Je suis un hypersensible qui ne connait aucun moyen de s'exprimer convenablement. Je suis coincé de toutes parts. Un blocage mécanique qui me soustrait à la société. Une constipation émotionnelle qui me pèse lourd. J'en ai gros. Ouvrez.
En ce sens, ne me reste plus qu'à sombrer lentement dans la démence afin qu'on m'encense.
Danse Patrick, Danse!
Versé par
Mathieu
à
19:31
2
commentaires
D'ambulances et de muses si joviales et mains sûres
Trépassées par mourance d'ironies trafiquées
Brillants au passage ingénu de l'eau pure
Sur les ruisseaux d'argent de tes yeux maquillés
Versé par
Mathieu
à
18:44
0
commentaires
Il y a trois semaines de cela, je cessais de me masturber et prenais la décision de me faire opérer les oeils au niveau de la myopie laser en chirurgie médicale. Et c'est à la demande générale de personne en particulier et de tout le monde qui s'en câlisse que je vais vous faire un résumé de mon expérience avec les rayons de la mort dans les yeux.
Transportons-nous, par la magie de l'internet, 5 minutes avant l'opération:
Versé par
Mathieu
à
18:05
2
commentaires
Derrière chez moi y avait un chêne
Un chêne bien esseulé (Bis)
Et derrière ce chêne y avait un grand pré
Et le cœur de ma belle qui m'y attendait
Dans sa maisonée
ma luron, ma lurette
Dans sa maisonée
Ma luron, lurée (Bis)
Sous le chêne parmi ses feuilles
Y avait un grand terrier (Bis)
Au fond du terrier y avait un grand collier
Qu'au cou de ma belle j'irai accrocher
Dans sa maisonée
ma luron, ma lurette
Dans sa maisonée
Ma luron, lurée (Bis)
Un beau matin je m'y suis levé
Pour quérir le collier (Bis)
Mais dans le terrier y avait un escalier
Et la fiole je me suis cassée
Les deux yeux crevés au bord du collier
Et mon cœur qui devait s'arrêter
Sous le chêne l'autre côté du pré
Pendant que ma belle m'attendait
Dans sa maisonée
ma luron, ma lurette
Dans sa maisonée
Ma luron, lurée (Bis)
Derrière chez moi au mois de mai
Le chêne on l'a brûlé (Bis)
Aujourd'hui ma belle est bien esseulée
Et autour de son cou il y a un grand collier
Dans sa maisonée
ma luron, ma lurette
Dans sa maisonée
Ma luron, lurée (Bis)
Derrière chez moi il n'y a plus qu'un saule
Qu'on ne peut plus consoler (Bis)
Versé par
Mathieu
à
11:13
3
commentaires
Tits à venir – Obscène 3
Scène III: dix-sept heures douze. Bar miteux. Des mouches. Une odeur indistincte d'aqua-velva. Un homme avec des vêtements et des verres de contact cajole de sa main droite le fond de son verre de Jack Daniel. Devant lui, une jeune femme d'environ plusieurs années discute avec un autre client en lui jetant quelques regards furtifs de temps à autre. Il interpelle la barmaid.
Dallot: Je te regardais avec un air de comme si de rien n'était et j'ai remarqué que tu avais un tattoo dans le bas du dos
Gwinatoline: Ouais et puis? What about it?
Dallot sentait qu'il avait dit une connerie et se gratta la tête nerveusement à la manière d'un chien schnauzer.
Dallot: Euh, je voulais voir de plus prêt, car d'où je suis, je ne sais pas s'il s'agit d'un animal aquatique ou d'un signe japonais
Gwinatalone: C'est un signe japonais
Dallot: Ah et qu'est-ce qu'il signifie?
Gwinatalice: Ça signifie "Je suis une salope"
Dallot retint un fou rire puis se ressaisit
Dallot: … Et… tu savais la signification au moment tu te l'ai fait tatouer?
Gwin-lune: Ah non, le gars m'a dit que ça voulait dire "Poussières d'étoiles" alors j'ai fait "AW c'est cute… c'est ça que je veux"
Dallot: Haha
Gwalanie: Jusqu'au jour où un client japonais me dise ce que ça voulait vraiment dire. J'ai eu tellement honte, je voulais mourir.
Dallot: T'as pensé à le faire enlever?
Gwanatoche: Au début oui, mais j'ai réalisé que je me foutais carrément de ce que les Japonais pensaient de moi. Puis en plus, le kanji il est cool. Quand je colle mes omoplates ensemble, on dirait la tour Eiffel ou le visage de Jésus à l'envers.
Gwantasha poussa la ceinture de son jean légèrement vers le bas pour montrer l'intégralité de son kanji qui descendait sous sa taille. Dallot aperçut un bout de tissu qui le fit rêver. Ils échangèrent numéros de téléphone et autres politesses. La tension sexuelle n'aura de déroulement que 153 scènes plus tard afin de garder l'auditoire en haleine.
En réponse à la TAGUE de Nayrus.
Sans rancunes ;-)
Versé par
Mathieu
à
21:44
4
commentaires
Versé par
Mathieu
à
02:07
2
commentaires
Versé par
Mathieu
à
17:43
4
commentaires
Versé par
Mathieu
à
12:48
3
commentaires
L'histoire se déroule dans un bar scabreux du Centre-Sud d'une ville fictive au milieu de quelque part. Deux couples androgynes et adéquats discutent de chasse, de pêche et d'olympiques spéciaux autour d'une table octogonale dans un coin mal éclairé de l'établissement portant le nom de Babar's Bar. Entre soudain, dans un halo lumineux provenant d'une lampe halogène couchée sur le coté et l'éclairant à contre-jour, Sergio Medile, un homme nu, facétieux, tendre et peu loquace au teint basané brandissant, une canne de Whiskas d'une main et un pénis de l'autre "Il pourrait s'agir du sien" pensa une des figurantes dont le nom apparaît à côté du titre: Fille au bar #2 dans le générique d'ouverture dans le Director's Cut qui sortira sur LaserDisc en 1989.
Pendant ce temps, non loin de là, mais plus loin que les spectateurs le croient, un chat en dessin animé fouille dans un container en arrière du bar afin de trouver de la nourriture animée, mais la réalité le rattrape vite et il disparaît aussitôt dans un nuage de fumée mauve animé pour ne plus jamais réapparaitre sauf une fois, mais tous les dessinateurs polonais de chats meurent d'un mal étrange avant la fin de la production. Un VJ de Musique Plus qui passait par là en profite pour passer son chemin et disparaître lui aussi dans la brume simulée d'une machine à boucane remplie de glace sèche et de bonnes intentions. Une scène est coupée au montage et est remplacée par la même scène, mais avec des sous-titres en 3D. On change de réalisateur parce que Vincent Gratton arrête pas de chialer et les producteurs décident de changer la fin pour un happy end avec des retrouvailles, des dialogues et de la joie. On remplace aussi les exactos par des manettes de Wii et on enlève tout ce qui fait référence au cancer du personnage principal. Une poursuite de char en stop-motion est insérée à la dernière minute dans le générique de clôture pour mousser la vente de clôtures et d'appareils photos numériques. Le scénariste est congédié, mais il décide quand même de publier son synopsis sur son blog pour épater la galerie et ses chaises de patio.
Ce synopsis est dédié à la mémoire de Michel Leduc 1967-2008
Versé par
Mathieu
à
19:18
2
commentaires
Les pulsions estivales de la rédemption s'usent et fusent de toute part en attendant l'ablation. Mes regards rendus flous par-derrière ma monture métallique t'indisposent et m'avalent comme des verres s'appuyant contre mon os nasal. Les tensions idylliques ressenties, pressenties par ta présence ici se font rares et tant pis, tu t'enfuis sous le tapis, je gémis ton génie, je suis léger, omis, dans l'hégémonie.
La tendresse oubliée, les caresses du passé ne pourront par magie ressusciter la vie dans mon cœur arrêté devant le passage clouté afin de laisser passer mes trains de pensées. Les sourires imaginés que je ne verrai jamais me font mal car je sais qu'ils existent et que je dois les chercher.
Je pose bien plus que je ne propose. Pause.
Versé par
Mathieu
à
09:31
2
commentaires
Versé par
Mathieu
à
17:06
1 commentaires
Je consomme plus de 24 heures par jour de contenu olympique divers à travers les différents médias soit: la télévision, les journaux, les internets et la photosynthèse. Je suis donc le mieux placé (mieux placé dans le sens que c'est moi qui est dans la chaise devant ce clavier) pour vous faire un résumé olympique qui vous permettra de continuer à perdre votre temps sur facebook plutôt que devant Guy Daoust en train d'y admirer le merveilleux pelage roux qu'il porte fièrement à son visage en notant que chaque poil le composant a été soigneusement trimé en biseau par une coiffeuse de l'ouest de Laval engagé pour l'été par Radio-Canada.
Donc, voilà tout ce que vous avez manqué en ordre chronologique
Versé par
Mathieu
à
18:26
4
commentaires
Je défie la mort avec mes mots
Animaux morts, taxidermie
Call un taxi, pas sain d'esprit
Annie Montmartre et Montréal-Nord
Aucun effort de dyslexie
Singe symptomatique et hydravion à combustion
Cendrée sur moi
Pensée sur toi
Percée sur mon épaule
Effacée contre moi
Tu meurs garde
Avoue
À vous
Krispy Kernels et Butterfingers
Alice au pays des maigres vieilles
Gens du pays en Maghrébin
Un clown dans le rétroviseur
Une Volkswagen dans le téléviseur
Fausse identité
Erreur sur la personne
Lasik MD
Cette fois c'est la bonne
J'ai le goût de faire un gros câlin à Kyle Shewfelt.
Versé par
Mathieu
à
23:36
2
commentaires
J'ai vu le ciel se courber au-dessus de ton appartement
Le corridor s'étirer alors que je courais vers l'avant
J'ai lu la peur dans mes yeux sur une photo d'il y a dix ans
J'ai vu tes yeux se poser sur l'émail de mes dents
Versé par
Mathieu
à
09:13
3
commentaires