jeudi 9 octobre 2008

RIP: La Bouteille Noire 2003-2008

C'est dans l'indifférence la plus totale que je mets la touche finale à cette tribune.


Mathieu.

mercredi 8 octobre 2008

La fin des haricots


Comme si je lançais des œufs magiques à la face du destin de façon condescendante en me disant que dans le fond, ce n'est pas si important que ça, l'existence. On se met le doigt dans l'œil. On se fourre. L'effet velcro est si puissant qu'il fait se cramponner ensemble les princesses et les crapauds dans une mascarade sans nom de hiboux et de madriers pour adultes.

Nancy : Ta yeule ch't'au téléphone!
Esprit vengeur : Odeurs précises quand tu nous tiens.

Les rubans adhèrent. Plus on écoute, plus on entend et ce n'est pas peu dire. L'enfance, ça n'existe pas. Voltaire sait porter ses violons. Terre.

Je me retourne lentement et, doucement, je trace un cercle invisible dans l'air avec mon index pour vous indiquer à quel point mon amour est bien réel. Les brillants dans vos yeux se propagent dans l'espace jadis occupé par vos silences et fusionnent dans la température ambiante avec le peu qu'il nous reste de merveilleux.

S'abandonner aux sensations, s'abonner aux 100 stations, savonnez veaux sans passion.

Hector, seul survivant monogame de la période de la grande noirceur et amateur de bridge, dans un élan introspectif d'une rare intensité, éjacula son passé comme on éjacule, oralement, un vocabulaire parfois trop parfait dans le but inavoué de tromper, par excès de contrition, ses alter ego que l'on considère, à tort, comme des subalternes sans envergure.

Parlant d'envergure, parlons-en de l'envergure, c'est quoi ça l'envergure? Non contente de créer des ambitieux, la société veut maintenant de nous, de l'envergure. Pourquoi pas du sébum, des urètres ou des tablatures en quantité adéquate?

Je réitère.

Les cerfs-volants coincés dans les peupliers d'un monde sans envergure pourraient espérer pouvoir voler de nouveau, un jour, au gré d'un souffle éolien providentiel, mais la société asthmatique stigmatise systématiquement notre inspiration collective pour générer du capital afin de vêtir richement tous ces vestons-moustaches aux lunettes rectangulaires qui nous regardent nous entretuer comme des bêtes de derrière leurs montures.

Les doigts qui s'agitent sur mon clavier tentent moins bien que mal de se connecter à l'abstrait qui régit ma vie afin que le fil conducteur devienne si mince qu'il s'efface complètement pour enfin laisser libre accès à l'imaginaire chaotique pur, sans drogues et sans saveurs artificielles. Atteindre enfin l'état de grâce des grands carencés, le nirvana de l'odeur de l'esprit adolescent.
La fin des haricots.


Je tague tout le monde et je les emmerde. Surtout toi. Oui toi avec le chandail mauve.

samedi 27 septembre 2008

Alexandre Hein? Quatre Strophes


Venu de nulle part surtout pas de Crabtree
Ce petit objet usuel se sépare
Il se pose sur ton visage et s'enfouit
Avec l'air marin au quai de tes pores

La marquise est triste de tout ce qui l'afflige
Lisse comme le givre au bord de la banquise
De sa rose langue elle effleure le clitoris
Des amantes à sa guise afin qu'elles sourissent

Douce hypocrisie que démontrent ces femmes
Qui restent stoïques bien qu'on sente qu'elles bavent
Au creux d'un billet éructé par Stéphane
Pour qui la tension sexuelle est palpable

John Diefenbaker et sa sœur sur une île
Se pavanent en riant au Moyen-Orient
Les paparazzis pressentant une idylle
Se rétractent et les traquent jusqu'à l'océan

lundi 22 septembre 2008

Les brus synthétiques de Patrick un tel


Derrière ce titre sans sens, se cache pourtant un texte qui a comme sujet les 5 sens soit : Le toucher, le sentir, le manger, le entend et la revoyure. Cependant, derrière ce préambule ridicule se cache en fait un mal de vivre, si intense, qui noue l'estomac si fort qu'il le tord et j'ai eu tort de penser qu'en changeant un des sens qui guide mes pas depuis toujours, je puisse changer l'essence de ma vie et faire le plein de décence.

Des nouveaux yeux qu'on nous demande d'alimenter aux larmes artificielles, alors que leurs socles respectifs résident au dessus d'une nappe phréatique si immense qu'elle rend automatiquement obsolète cette minuscule bouteille de carboxymethylcellullose sodique. Pour pleurer, il suffirait de regarder la facture puis le résultat et se contenter de faire partie des statistiques, mais la tristesse est si profonde et la blessure si grande, que le simple fait d'écrire et de décrire de simples faits, active les pompes des glandes lacrymales qu'on ne m'a pas charcutées, camouflant ainsi mon regard d'un grand voile d'eau salée.

La perte d'une vision claire brouille mon esprit, rétrécit mes horizons et me fait me replier encore plus sur moi-maîgneeuh.

Je suis un hypersensible qui ne connait aucun moyen de s'exprimer convenablement. Je suis coincé de toutes parts. Un blocage mécanique qui me soustrait à la société. Une constipation émotionnelle qui me pèse lourd. J'en ai gros. Ouvrez.

En ce sens, ne me reste plus qu'à sombrer lentement dans la démence afin qu'on m'encense.


Danse Patrick, Danse!

samedi 20 septembre 2008

Bitumes et motifs


D'ambulances et de muses si joviales et mains sûres
Trépassées par mourance d'ironies trafiquées
Brillants au passage ingénu de l'eau pure
Sur les ruisseaux d'argent de tes yeux maquillés

vendredi 19 septembre 2008

Les yeux du coeur


Il y a trois semaines de cela, je cessais de me masturber et prenais la décision de me faire opérer les oeils au niveau de la myopie laser en chirurgie médicale. Et c'est à la demande générale de personne en particulier et de tout le monde qui s'en câlisse que je vais vous faire un résumé de mon expérience avec les rayons de la mort dans les yeux.
Transportons-nous, par la magie de l'internet, 5 minutes avant l'opération:

La fille dans le bureau me tendait un minuscule comprimé d'Attivant en me disant que c'était mon choix de le prendre ou non. Je me sentais comme Neo devant Morpheus dans La Matrice face à un tel dilemme. Comme je ne suis pas du genre à refuser de la drogue quand on m'en offre gratuitement, je me suis gâté. On me fait ensuite asseoir devant la porte de la salle d'opération, devant les autres patients qui passeront sous le bistouri laser après moi. On me fait des sourires de compassion, comme si j'allais à l'abattoir. La porte s'ouvre finalement, c'est mon chirurgien qui m'appelle, je pénètre.

Il me sert la main et me demande de m'asseoir. C'est un beau grand jeune homme aux cheveux noirs, je tombe en amour avec lui, mais pas trop. Il me rassure en me disant que pour lui cette opération c'était une vraie joke, qu'il pourrait la faire les yeux fermés s'il voulait. Je lui suggère quand même qu'ils les gardent ouverts. On rit d'un rire fake bien ressenti. Il m'informe qu'à cause de la minceur de ma cornée et de l'énormité de mes pupilles, il n'a pas le choix d'utiliser le procédé KPR, celui qui fait mal, celui qui prend un temps fou à guérir, celui qui te laisse en bonne partie aveugle pour au moins une semaine, bref, la totale. Il faut ce qu'il faut et advienne que pourra me dis-je alors avec le ton d'un mauvais narrateur.

Je me couche finalement sur la table d'opération, il y a un prisme triangulaire sur la table pour mettre mes dessous de genoux dessus. C'est vraiment confortable. Je demande si je peux me coucher en cuillère, on me refuse ce privilège le regard confus. On me met la tête dans un étau, on me met des gouttes dans les yeux, on me met un bidule dans l'œil puis on le tape pour que je ne puisse pas cligner des paupières. Le procédé KPR consiste à râper la couche protectrice de la cornée, appelée l'épithélium pour ensuite corriger la forme de la cornée au laser. On ne coupe rien contrairement au traitement Lasik standard. On me fout un truck de gouttes anesthésiantes dans l'œil droit puis le chirurgien me râpe l'oeil avec une brosse à dents pour les yeux, tout devient flou. La sensation de la brosse sur l'œil est comparable à celle de mourir au ralenti dans une déflagration, sauf qu'on reste vivant et que c'est totalement différent. Après avoir bien râpé l'œil, il active sa machine du futur qui fait un bruit de fer à souder puis il me dit de fixer la lumière rouge qui flashe. Ça sent l'oeil brûlé. 30 secondes plus tard, c'est terminé. On répète la même procédure pour l'oeil gauche, je lui dis que c'est plus sensible quand il me râpe l'œil. Il me dit que ça arrive souvent qu'on lui dise ça. Je me sens normal. Je suis content. C'est terminé, je suis renvoyé chez moi avant que les yeux dégèlent et que les autres clients me voient dans d'atroces souffrances. Ça serait pas bon pour la business.

La semaine qui suit est beaucoup plus pénible que l'opération elle-même. Tu dors tout le temps parce que ça fait mal quand tu ouvres les yeux et que toi, les yeux fermés, ça t'endort. Tu ne peux pas faire 98% de tes activités habituelles, car elles nécessitent une acuité visuelle certaine, alors tu dors. Tu déprimes, car les 4 premiers jours ta vision est de plus en plus floue, ce n'était pas indiqué dans la brochure, tu paniques, tu te dis que tu vas rester aveugle. Puis finalement, tu commences à voir mieux, mais pas assez pour lire des petits caractères sur un écran d'ordinateur, ça te frustre.

Présentement, après 8 jours, je dirais que ma vision est à 75%, je n'ai aucune idée si c'est normal ou non, mais ça s'améliore tous les jours, mais tellement lentement, je ne crois pas être prêt pour retourner au boulot lundi, mais j'ai des beaux yeux et c'est ça qui est important... non?


Choses que je vois (que je ne voyais pas avant)

- Mon pénis dans la douche
- Mon pénis dans ta bouche
- Ta face quand tu jouis

Choses que je ne vois toujours pas

- Le rapport
- Ce que tu veux dire par là
- Où tu veux en venir exactement

Comme quoi la technologie a ses limites.

jeudi 18 septembre 2008

Le Chêne


Derrière chez moi y avait un chêne
Un chêne bien esseulé                                        (Bis)

Et derrière ce chêne y avait un grand pré
Et le cœur de ma belle qui m'y attendait

Dans sa maisonée
ma luron, ma lurette
Dans sa maisonée
Ma luron, lurée                                                   (Bis)

Sous le chêne parmi ses feuilles
Y avait un grand terrier                                        (Bis)

Au fond du terrier y avait un grand collier
Qu'au cou de ma belle j'irai accrocher

Dans sa maisonée
ma luron, ma lurette
Dans sa maisonée
Ma luron, lurée                                                    (Bis)

Un beau matin je m'y suis levé
Pour quérir le collier                                            (Bis)

Mais dans le terrier y avait un escalier
Et la fiole je me suis cassée
Les deux yeux crevés au bord du collier
Et mon cœur qui devait s'arrêter
Sous le chêne l'autre côté du pré
Pendant que ma belle m'attendait

Dans sa maisonée
ma luron, ma lurette
Dans sa maisonée
Ma luron, lurée                                                       (Bis)

Derrière chez moi au mois de mai
Le chêne on l'a brûlé                                               (Bis)

Aujourd'hui ma belle est bien esseulée
Et autour de son cou il y a un grand collier

Dans sa maisonée
ma luron, ma lurette
Dans sa maisonée
Ma luron, lurée                                                         (Bis)

Derrière chez moi il n'y a plus qu'un saule
Qu'on ne peut plus consoler                                      (Bis)

mercredi 10 septembre 2008

Les humelles d'un ex-puceur


Tits à venir – Obscène 3

Scène III: dix-sept heures douze. Bar miteux. Des mouches. Une odeur indistincte d'aqua-velva. Un homme avec des vêtements et des verres de contact cajole de sa main droite le fond de son verre de Jack Daniel. Devant lui, une jeune femme d'environ plusieurs années discute avec un autre client en lui jetant quelques regards furtifs de temps à autre. Il interpelle la barmaid.

Dallot: Je te regardais avec un air de comme si de rien n'était et j'ai remarqué que tu avais un tattoo dans le bas du dos

Gwinatoline: Ouais et puis? What about it?

Dallot sentait qu'il avait dit une connerie et se gratta la tête nerveusement à la manière d'un chien schnauzer.

Dallot: Euh, je voulais voir de plus prêt, car d'où je suis, je ne sais pas s'il s'agit d'un animal aquatique ou d'un signe japonais

Gwinatalone: C'est un signe japonais

Dallot: Ah et qu'est-ce qu'il signifie?

Gwinatalice: Ça signifie "Je suis une salope"

Dallot retint un fou rire puis se ressaisit

Dallot: … Et… tu savais la signification au moment tu te l'ai fait tatouer?

Gwin-lune: Ah non, le gars m'a dit que ça voulait dire "Poussières d'étoiles" alors j'ai fait "AW c'est cute… c'est ça que je veux"

Dallot: Haha

Gwalanie: Jusqu'au jour où un client japonais me dise ce que ça voulait vraiment dire. J'ai eu tellement honte, je voulais mourir.

Dallot: T'as pensé à le faire enlever?

Gwanatoche: Au début oui, mais j'ai réalisé que je me foutais carrément de ce que les Japonais pensaient de moi. Puis en plus, le kanji il est cool. Quand je colle mes omoplates ensemble, on dirait la tour Eiffel ou le visage de Jésus à l'envers.

Gwantasha poussa la ceinture de son jean légèrement vers le bas pour montrer l'intégralité de son kanji qui descendait sous sa taille. Dallot aperçut un bout de tissu qui le fit rêver. Ils échangèrent numéros de téléphone et autres politesses. La tension sexuelle n'aura de déroulement que 153 scènes plus tard afin de garder l'auditoire en haleine.


En réponse à la TAGUE de Nayrus.

Sans rancunes ;-)

dimanche 7 septembre 2008

Elle riait

Son corps inerte, étendu sur le sol dans une position peu avantageuse, ne laissait entrevoir qu'un léger rictus, à jamais figé sur son visage.
Elle riait.
Son crâne fracassé sur le tronc d'un arbre n'avait en rien altéré sa beauté mystérieuse.
Elle était belle.
Le vent de la forêt faisait voler sa robe blanche, déchirée par le temps, en un mouvement lascif et régulier.
Elle dansait.

On peut ne pas s'aimer et créer une chose que l'on aime™

Elle riait. Rien pour altérer l'angle de mon sourcil triste, ni pour raviver la sombre lueur de mon œil flou. Son rire résonnait dans ma tête comme l'écho infini de points d'exclamation sur le flanc d'une page blanche. Le souvenir de sa chaleur transformait les engelures de mon cœur en incandescentes flaques d'amour. Sur l'une de ses dents, une petite partie plus blanche que les autres venait justifier tout l'émail qu'elle s'était donné. Et pourtant, tel un calendrin visipore, son visage disparaissait lentement de ma mémoire en même temps que son rire, remplacé lentement par un autre visage, celui de la peur, le mien.

La vie est ainsi faite: La charcuterie, les meubles IKEA, l'osmose et l'homéopathie.

Les paragraphes se suivent, mais ne se ressemblent pas et les feuilles mortes du passé, s'agitent, sèchent et pleurent. Tout le cisaillement de mon cœur isolé, ciselé, ne saurait empêcher la somme de toutes ses parties, éparpillées à tous les vents, de se rapprocher pour battre rapidement, une dernière fois, tendrement, avant de s'éteindre lentement. Tout ce qui monte doit redescendre, mais qu'en est-il de tout ce qui descend? Ces lueurs d'espoir anonymes et ces nymphes nommées ne pouvaient effacer toute une vie de mépris.
Et pendant tout ce temps, ma muse m'amusait.
Elle riait.

Les cerceaux de feu, au niveau des yeux, qu'on voudrait plus bleus, s'ouvrent peu à peu.

lundi 1 septembre 2008

Enum


L'énumération spontanée de trucs abstraits séparés par des virgules m'a toujours fasciné, mais je n'ai jamais pensé consulter un professionnel à ce sujet. Que ce soit une lubie, une névrose obsessionnelle ou les trois à la fois, la joie intense que chacune d'elles me procure est similaire à la joie que pourrait ressentir un percepteur d'impôts dans une galerie d'art devant une toile illustrant les fresques historiques de Louis Riel, sa femme Mathée et leurs enfants agonisants sous un ciel mauve du mois de mai, sous forme de Sudoku niveau intermédiaire et d'aquarelle.

Alors tous ensemble, énumérons…

L'épidural champêtre de Jean-Simon, les petits cylindres mous, les tibias de Jonas, le 3ème dalmatien, les Thermos en tout genre, la douleur de vivre de Timothée, les leçons de piano improvisées, le but de l'exercice, les triangles scalènes, la mauvaise haleine, Alerte au scorbut à Malibu, le poil sous toutes ses formes, l'indice du bonheur espagnol, les pantomimes géants, le Maroc dans le futur, le taux de natalité en cm³, le thé vert de Chine de Lasalle, un gant de crin sur une graine de velours, l'apothéose en skateboard en français, Pac-Man comme personnage biblique, Au pays de Gandhi, Martine à la plage, un truck de bijoux en forme de camions, une embolie poule mammaire, une fusion de signes de ponctuation, l'élite du peuple aquatique, le sent-bon qui sent bon, Stanley Clark à la basse, Tintin aux bongos, du tap-dance dans ta face, Zamphir sur DVD Disney, un samedi après-midi bien étrange, les pulsions cardiaques allemandes, un concours de trempage de gosses, 6 milliards de testicules, 6 milliards ça fait beaucoup, la rançon de la poire, le petit Jimmy en apesanteur sous un viaduc, une pinte de lait en 1982, les cravates qui cachent la touffe, Bernard Derome dans un accident de cunnilingus, Les Backstreet Boys en chaloupe, le temps des Kathy drabes, chanvre en ville, les néons épileptiques sous-cutanés, Phil Collins assis sur le soleil, des légumineuses insécures, Alain Souchon sans le sou, les buses soporifiques de mes mamelons, la raie cardiaque, les croûtes olfactives de Jim Corcoran.

dimanche 31 août 2008

Du plaisir

(…)

Étais-je en train de rêver ou bien était-elle vraiment là, sur et sous moi, avec aucune autre envie que celle de me donner du plaisir?

"Du plaisir? C'est bien tout ce que je veux, du plaisir", me mis-je à fredonner en me tortillant le bassin.

Son air déconcerté teinté d'une aura de "What the fuck?" me donna l'impression qu'il ne s'agissait pas d'un rêve. Elle était bel et bien là, s'activant tant bien que mal pendant que moi j'en étais encore à me demander si ce moment était bien réel en entonnant une chanson d'une production de Guy Cloutier. Pourquoi étais-je dans cet état? Que s’était-il passé pour que j'ignore l'endroit où je me trouvais et le nom de cette fille ma foi fort jolie.

J'avais peine à garder les yeux ouverts. Avais-je trop bu? M'avait-on drogué? Avais-je été vendu à une riche étrangère par le biais d'un réseau de traite des blancs? Je regardai autour de moi et reconnu le bleu des murs vides de ma chambre. J'étais chez moi? Je ne reconnaissais pas l'odeur de mon appartement. Ça sentait bon.

En voyant le désarroi de la jeune femme, je me demandai un court moment si je devais me présenter, mais me ravisa aussitôt après avoir amorcé un geste idiot pour lui serrer la main.
"Mathieu", car c'était mon nom, "Fais pas le con ", pensai-je.

Comme cette charmante personne semblait avoir bien du plaisir alors que j'essayais d'analyser la situation, je décidai de lâcher prise et me laissai aller comme s'il s'agissait d'un rêve.
"Les questions, ce sera pour plus tard " me dis-je, conscient qu'il s'agissait ici d'un moment agréable que je me devais de ne pas gâcher avec ma maladresse légendaire.

(…)

jeudi 28 août 2008

Synopsis


L'histoire se déroule dans un bar scabreux du Centre-Sud d'une ville fictive au milieu de quelque part. Deux couples androgynes et adéquats discutent de chasse, de pêche et d'olympiques spéciaux autour d'une table octogonale dans un coin mal éclairé de l'établissement portant le nom de Babar's Bar. Entre soudain, dans un halo lumineux provenant d'une lampe halogène couchée sur le coté et l'éclairant à contre-jour, Sergio Medile, un homme nu, facétieux, tendre et peu loquace au teint basané brandissant, une canne de Whiskas d'une main et un pénis de l'autre "Il pourrait s'agir du sien" pensa une des figurantes dont le nom apparaît à côté du titre: Fille au bar #2 dans le générique d'ouverture dans le Director's Cut qui sortira sur LaserDisc en 1989.

Pendant ce temps, non loin de là, mais plus loin que les spectateurs le croient, un chat en dessin animé fouille dans un container en arrière du bar afin de trouver de la nourriture animée, mais la réalité le rattrape vite et il disparaît aussitôt dans un nuage de fumée mauve animé pour ne plus jamais réapparaitre sauf une fois, mais tous les dessinateurs polonais de chats meurent d'un mal étrange avant la fin de la production. Un VJ de Musique Plus qui passait par là en profite pour passer son chemin et disparaître lui aussi dans la brume simulée d'une machine à boucane remplie de glace sèche et de bonnes intentions. Une scène est coupée au montage et est remplacée par la même scène, mais avec des sous-titres en 3D. On change de réalisateur parce que Vincent Gratton arrête pas de chialer et les producteurs décident de changer la fin pour un happy end avec des retrouvailles, des dialogues et de la joie. On remplace aussi les exactos par des manettes de Wii et on enlève tout ce qui fait référence au cancer du personnage principal. Une poursuite de char en stop-motion est insérée à la dernière minute dans le générique de clôture pour mousser la vente de clôtures et d'appareils photos numériques. Le scénariste est congédié, mais il décide quand même de publier son synopsis sur son blog pour épater la galerie et ses chaises de patio.


Ce synopsis est dédié à la mémoire de Michel Leduc 1967-2008

lundi 25 août 2008

Pause


Les pulsions estivales de la rédemption s'usent et fusent de toute part en attendant l'ablation. Mes regards rendus flous par-derrière ma monture métallique t'indisposent et m'avalent comme des verres s'appuyant contre mon os nasal. Les tensions idylliques ressenties, pressenties par ta présence ici se font rares et tant pis, tu t'enfuis sous le tapis, je gémis ton génie, je suis léger, omis, dans l'hégémonie.

La tendresse oubliée, les caresses du passé ne pourront par magie ressusciter la vie dans mon cœur arrêté devant le passage clouté afin de laisser passer mes trains de pensées. Les sourires imaginés que je ne verrai jamais me font mal car je sais qu'ils existent et que je dois les chercher.
Je pose bien plus que je ne propose. Pause.

dimanche 24 août 2008

Simplicité


jeudi 21 août 2008

B-Side (Mon Coeur) Techno Remix feat. Fit Feet & Boum Desjardins

Je ne pourrai jamais me fendre en quatre
Par quatre chemins, te dire que t'es belle
Je préfère couper les cheveux en quatre
Et m'opposer à ce que tu sois celle
Qui rampera devant moi à quatre pattes
Arborant ton T-Shirt de Guy Nantel

Je reviendrai sûrement un de ces quatre
Pour te parler de poils dans mes ritournelles
Et te faire exploser un kilo de C4
Pour que tu te sentes femme jusque dans tes selles

mardi 12 août 2008

Résumé Olympique (100% Michel Villeneuve Free)

Je consomme plus de 24 heures par jour de contenu olympique divers à travers les différents médias soit: la télévision, les journaux, les internets et la photosynthèse. Je suis donc le mieux placé (mieux placé dans le sens que c'est moi qui est dans la chaise devant ce clavier) pour vous faire un résumé olympique qui vous permettra de continuer à perdre votre temps sur facebook plutôt que devant Guy Daoust en train d'y admirer le merveilleux pelage roux qu'il porte fièrement à son visage en notant que chaque poil le composant a été soigneusement trimé en biseau par une coiffeuse de l'ouest de Laval engagé pour l'été par Radio-Canada.

Donc, voilà tout ce que vous avez manqué en ordre chronologique

  • Le Big Bang
  • L'apparition de la première cellule dans une flaque d'eau quelque part
  • Les affaires après et pendant
  • La cérémonie d'ouverture des jeux de Beijing mettant en vedette de la pyrotechnie et des Chinois en quantité suffisante pour accomplir diverses tâches connexes à l'élaboration d'une cérémonie d'ouverture digne de ce nom avec des trucs, des flammes et d'autres trucs.
  • Jour 1: Un haltérophile bulgare avec un nom bulgare soulève une quantité de masse indéfinie avec les mains pleines de farine dans le but d'avoir des grosses cuisses et une face de constipé
  • Jour 2: Michel Villeneuve, en direct de la Zone Olympique, fait un commentaire déplacé à connotation pédophile au sujet d'une jeune gymnaste russe de 14 ans, ce qui lui vaut un regard complice d'Alain Goldberg.
  • Jour 3: Un jeune de Montréal-Nord défie les lois de la gravité et survit malgré la présence de nombreux policiers dans son quartier et une race se prépare à lancer des javelots dans un avenir proche dans un stade dans une direction avec le bras de son choix.
  • Jour 4: Un pays remporte plusieurs médailles et quelques autres pays aussi, mais moins, mais quand même plus que le Canada et sans doute d'autres pays aussi par le fait même. Tout ça en remportant des disciplines de sports entre autres, mais surtout en s'assurant que les autres pays les remportent, mais moins, de façon à rendre plus de médailles disponibles à être gagnées par ce même pays.
  • Le Big Bang


Restez à l'écoute de cet espace pour être au courant des tout derniers développements en matière d'olympisme international de Pékin 2008 en direct de et en différé de aussi, par le biais de cette chronique de haute voltige avec du contenu inédit et l'utilisation de puces hautement exagérée ainsi qu'une grammaire plus qu'approximative.


L'équipe olympique de La Bouteille Noire


*** MISE À JOUR OLYMPIQUE 13/08/2008 ***

Jour 5: Un plongeur de piscine plus ou moins joufflu se foule le muscle du speedo pendant son échauffement en vue des qualifications de tir du coq à l'âne synchronisé dans une campagne en banlieue de Pékin, à l'heure des poules, loin de Gilles Gougeon.