samedi 14 novembre 2009

Consignation


J'ai une bouteille qui ne veut pas mourir

-Renelle Martée

mercredi 19 août 2009

hostie

Encore des pleurs pour camoufler la douleur
De plus en plus mal cloîtré dans mon encéphale
Ma santé mentale me fait sentir sentimental
Des sourires en coin pour exister jusqu'à demain

Les corps qui m'apaisent ne sont célestes que de noms
Les ponts s'affaissent sous le poids de mes questions
Les prothèses m'allègent saouls sous les pieds des piétons
Me protègent du malaise mû par une folle érection

Les temps s'arrêtent sur la portée de ma vie
Noire blanche ronde croche fa sol la si
La mélancolie mélange les mélodies
La nostalgie me dit: "Méli t'es où hostie?"

mardi 28 juillet 2009

(ab)Négation


Je ne suis pas ce chanteur luisant que tu aimais tant et dont la pochette de disque rappelait vaguement un accident de truck. Je ne suis pas cet acrobate russe qui te faisait fondre le gras de cuisse le jeudi avant-midi. Je ne suis pas ce type louche qui te regardait du coin de l'oeil pendant que tu pètais les points noirs de ton chum dans l'allée des couvercles de toilette chez Home Depot. Je ne suis pas Mario St-Amant même si je le voulais. Je ne suis pas l'ombre de ton ongle. Je ne suis pas une fable moralisatrice qui te dit que tu aurais mieux fait de ne pas tuer tes propres enfants. Je ne suis pas ton frère ni ta soeur. Je ne suis pas le gars mort au bout d'une corde la semaine passée dans ton sous-sol. Je ne suis pas le fruit de ton imagination débordante. Je ne suis pas l'être asexué dont tout le monde parle en silence. Je ne suis pas cet homme gigantesque avec un grand chapeau qui te prend par la main pour t'amener danser le vendredi soir. Je ne suis pas celui qui fera de ta vie un enfer. Je ne suis pas celui qui te complimente à propos de tes jambes malgré tes vergetures tridimensionnelles. Je ne suis pas digne de te recevoir. Je ne suis pas celui que tu croises. Je ne suis pas de régime à base de fruits défendus.

Je ne suis pas un animal domestique.
Je ne suis pas un ami mâle fantastique.
Je ne suis pas celui qui fait tes yeux briller.
Je ne suis pas celui qui fait tes œufs brouillés.

Je ne suis pas ce que tu penses que je pourrais être peut-être. Je ne suis pas l'auteur de ce texte.
Je ne suis rien de tout ça et pourtant si.

Je suis plein

D'amour.

jeudi 23 juillet 2009

Sirop pour l'atout

Sirupeux et mielleux sous ta langue d'amante
Qui de coups de salive tranquillement s'alimente
De mon nectar futile aussi âcre fut-il
Qui de ma verge converge quand j'ai les yeux qui vrillent

mardi 21 juillet 2009

Gloss en trois teintes


C'était encore un de ces soirs comme il y en avait trop. Je t'avais fait l'amour mal et tu me tournais le dos. L'arrière-goût de lip gloss que tu n'avais pas mis pour moi me donnait mal au coeur, comme la froideur de ta langue et la rigidité de tes mains tièdes. Il faisait déjà plusieurs mois que nous baisions sans nous regarder, les yeux fermés, sans nous aimer. Je ne te questionnais pas parce que je savais que tu me mentirais. De toute façon, j'avais déjà toutes les réponses dont j'avais besoin, sauf celle qui m'expliquerait pourquoi j'avais toujours autant besoin de toi. Je me disais que c'était probablement parce que tu étais la seule à savoir comment installer décemment le drap-contour.

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Une lune trop pâle et trop peu pleine nous observait depuis des lunes, éclairant faiblement les amours éclipsées de nos faces cachées. Deux corps, deux étrangers, en orbite autour d'un même système humanitaire, s'infectant mutuellement de poisons ardents. Des énigmes sans réponses flottaient au-dessus d'un grand lit devenu trop petit. Tu étais devenu avec le temps, l'ozone de ma couche, et tu t'étais tranquillement dissipée en laissant derrière, un grand trou béant. Un grand trou qui aspirait tout, tout noir et troublant, transformant l'or en mort et le rouge en roux. Mais au-delà de la comète, même dans l'obscurité la plus complète, ton étoile réchauffait mes planètes.
                               
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Les anciens amoureux deux par deux se pavanent
Dans des draps de satin qui les froissent au passage
Dans les bras de Satan ils se touchent et c'est louche
Ils sont lâches et s'enlacent et hélas s'en lassent

lundi 6 juillet 2009

Top 10 des pires pick-up lines 2009


Testées et vérifiées personellement entre janvier et juin 2009 par un membre de l'équipe de La Bouteille Noire dont nous tairons le nom pour des fins de confidentialité.

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Top 10 des pires pick-up lines

- Salut je m'appelle Mathieu, j'ai un blog.

- Salut moi c'est Mathieu, des fois je fais des pentagrammes avec mon sperme. Des fois.

- Salut tu pokes-tu?

- Ton père c't'un voleur. C'est lui qui a volé toutes les étoiles dans le ciel pis il est jamais revenu.

- Salut je suis Mathieu. Est-ce que c'est moi ou t'as une jambe plus longue que l'autre?

- C'est drôle, de dos tu ressembles plus à Gwyneth Paltrow que de face.

- Ouin pas de trouble, j'ai toute le stuff pour soigner ça des vaginites chez nous.

- Paladin Lv. 60?

- Hmmmm! *snifffff* Tu sens le futur.

- BAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARGHHHHHHHHHHHH!

Score: 0/10
Nb numéros de téléphone obtenus: 1/10 (la fille qui sent le futur. Une erreur, finalement, elle sentait la veille)
Nombre de regards méprisants: 9/10

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Vous aussi vous avez déjà merdé dans l'abordage du sexe opposé ou non-opposé?
Vous vous êtes déjà faites cruiser par des orthos?
N'hésitez surtout pas à me faire parvenir en commentaires vos pires pick-up lines. Si elles sont retenues, elles seront utilisées par un membre de l'équipe de La Bouteille Noire dans le cadre d'une vaste étude comparative à l'échelle locale dans un bar près de chez nous.

Post-It (or not)

Dans l'espace laissé vacant dans le creux d'un mémo
Tout jaune et tout collé sur le coin du frigo
De mes doigts invisibles entre les lignes de mes mots
Je te touchais encore disant "Je suis au bureau"

Petit soldat

Sous mes cahiers de peine, sous mes cailloux de haine
Se cache en fait un enfant sous mes caillots de sang
Un enfant au grand coeur qui en serrant les dents
Repousse avec son bonheur, la mort qui coule dans mes veines

Rim

Une épaule à ma roue, une épaule amoureuse
S'effrite et se frôle sur la peau de ma joue
Qui de joie fait rougir la poésie de ta peau
D'une prose atypique vers la fin de mes jours

Requiem pour un beau sandwich

Vacuité d'ingrédients, abondance de cure-dents
Une serveuse aux tomates en sandwichs exquis
Qui fromage les murs de mon amie la mie
Et qui coûte que croûte fait de moi son amant

Réconfort

Ses phalanges effilées contre mon oreille droite
Sous la paume figée de ma main maladroite
Me lobent et me libèrent de ma prison de chair
Là où logent mes vers à l'envers de l'enfer

lundi 29 juin 2009

Worthy of a Theme Song


Worthy of a Theme Song
by Mathieu and The Black Bottles


When you entered the room
I knew you were special
You looked very bloom
When talked about going anal

I took a picture of you
Standing between some dude
And the guy from Atreyu
Who looks just like Paula Abdul

We took a cab to the fifth
I touched you down under
You upped the ante and did sit
On me like in Days of Thunder

When I woke up the day after
I had cocaine in my eye
I lend a kiss on your shoulder
And realized you were a guy

You're so worthy, so so worthy
Of a theme song, Of a theme song
You're so pretty, so so pretty
I can go on, I can't go wrong

Your name should always be written under your face
And the trumpets and choir should follow you from place to place

When I thought I had enough
I put back on my trendy pants
But since I was now gay and stuff
I stroke your big dick with both hands

When I got back to my girl's place
She was pretty upset
When she saw your white necklace
Hanging from beyond my sunset

You're so worthy, so so worthy
Of a theme song, Of a theme song
You're so pretty, so so pretty
I can go on, I can't go wrong

Your name should always be written under your face
And the trumpets and choir should follow you from place to place

vendredi 26 juin 2009

Mike et moi

Tu empoignais déjà ton voisinage masculin, bien avant que je ne visite le mien, d'une main ferme et sauvage scrutant ton scrotum, toute blanche gantée de satin. Sur les ivoires bicolores, les doigts de l'homme chantaient fièrement ta musique, que tu dansais magistralement en avançant dans la direction contraire en orbite autour de la terre.

Oui je l'avoue, il m'arriva d'enregistrer, bien mal guidé par ma sœur, par-dessus ta cassette Thriller en l'enveloppant de ruban gommé, pour ensuite substituer son contenu par mes folies d'enfant. Puis les années et les couleurs ont passé, je t'ai vu changer, j'ai ri de toi dans un party où je n'étais pas invité, parce que c'était normal et que je voulais m'intégrer.

Mais un jour j'ai compris ta souffrance et ton besoin de retrouver ton enfance, ton désir de renier tes appartenances et renouer avec une partie de vie envolée. J'ai compris.

Les mutilations publiques et les aberrations
Les apparitions sporadiques et les lacérations
Une souffrance trop intense pour la dissimuler
Et un talent trop immense pour un enfant blessé

Maintenant que tu n'es plus et que tu engraisses les gras choux de certains dividus, j'empoigne vigoureusement ma virilité de façon solidaire et lentement, de mon pas lunaire, je suivrai les tiens jusqu'au trépas, de façon singulière, en m'inclinant tout bas.


Bye Bye Mike
À+

jeudi 25 juin 2009

Le dernier refuge

Il existe quelque part un endroit indolore
Un asile impassible aux envers de la vie
Incolore et inerte aux abords de la mort
Qui, remplie de mépris, me guette et m'épie

samedi 13 juin 2009

Mais...


Mais...