lundi 6 juillet 2009

Top 10 des pires pick-up lines 2009


Testées et vérifiées personellement entre janvier et juin 2009 par un membre de l'équipe de La Bouteille Noire dont nous tairons le nom pour des fins de confidentialité.

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Top 10 des pires pick-up lines

- Salut je m'appelle Mathieu, j'ai un blog.

- Salut moi c'est Mathieu, des fois je fais des pentagrammes avec mon sperme. Des fois.

- Salut tu pokes-tu?

- Ton père c't'un voleur. C'est lui qui a volé toutes les étoiles dans le ciel pis il est jamais revenu.

- Salut je suis Mathieu. Est-ce que c'est moi ou t'as une jambe plus longue que l'autre?

- C'est drôle, de dos tu ressembles plus à Gwyneth Paltrow que de face.

- Ouin pas de trouble, j'ai toute le stuff pour soigner ça des vaginites chez nous.

- Paladin Lv. 60?

- Hmmmm! *snifffff* Tu sens le futur.

- BAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARGHHHHHHHHHHHH!

Score: 0/10
Nb numéros de téléphone obtenus: 1/10 (la fille qui sent le futur. Une erreur, finalement, elle sentait la veille)
Nombre de regards méprisants: 9/10

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Vous aussi vous avez déjà merdé dans l'abordage du sexe opposé ou non-opposé?
Vous vous êtes déjà faites cruiser par des orthos?
N'hésitez surtout pas à me faire parvenir en commentaires vos pires pick-up lines. Si elles sont retenues, elles seront utilisées par un membre de l'équipe de La Bouteille Noire dans le cadre d'une vaste étude comparative à l'échelle locale dans un bar près de chez nous.

Post-It (or not)

Dans l'espace laissé vacant dans le creux d'un mémo
Tout jaune et tout collé sur le coin du frigo
De mes doigts invisibles entre les lignes de mes mots
Je te touchais encore disant "Je suis au bureau"

Petit soldat

Sous mes cahiers de peine, sous mes cailloux de haine
Se cache en fait un enfant sous mes caillots de sang
Un enfant au grand coeur qui en serrant les dents
Repousse avec son bonheur, la mort qui coule dans mes veines

Rim

Une épaule à ma roue, une épaule amoureuse
S'effrite et se frôle sur la peau de ma joue
Qui de joie fait rougir la poésie de ta peau
D'une prose atypique vers la fin de mes jours

Requiem pour un beau sandwich

Vacuité d'ingrédients, abondance de cure-dents
Une serveuse aux tomates en sandwichs exquis
Qui fromage les murs de mon amie la mie
Et qui coûte que croûte fait de moi son amant

Réconfort

Ses phalanges effilées contre mon oreille droite
Sous la paume figée de ma main maladroite
Me lobent et me libèrent de ma prison de chair
Là où logent mes vers à l'envers de l'enfer

lundi 29 juin 2009

Worthy of a Theme Song


Worthy of a Theme Song
by Mathieu and The Black Bottles


When you entered the room
I knew you were special
You looked very bloom
When talked about going anal

I took a picture of you
Standing between some dude
And the guy from Atreyu
Who looks just like Paula Abdul

We took a cab to the fifth
I touched you down under
You upped the ante and did sit
On me like in Days of Thunder

When I woke up the day after
I had cocaine in my eye
I lend a kiss on your shoulder
And realized you were a guy

You're so worthy, so so worthy
Of a theme song, Of a theme song
You're so pretty, so so pretty
I can go on, I can't go wrong

Your name should always be written under your face
And the trumpets and choir should follow you from place to place

When I thought I had enough
I put back on my trendy pants
But since I was now gay and stuff
I stroke your big dick with both hands

When I got back to my girl's place
She was pretty upset
When she saw your white necklace
Hanging from beyond my sunset

You're so worthy, so so worthy
Of a theme song, Of a theme song
You're so pretty, so so pretty
I can go on, I can't go wrong

Your name should always be written under your face
And the trumpets and choir should follow you from place to place

vendredi 26 juin 2009

Mike et moi

Tu empoignais déjà ton voisinage masculin, bien avant que je ne visite le mien, d'une main ferme et sauvage scrutant ton scrotum, toute blanche gantée de satin. Sur les ivoires bicolores, les doigts de l'homme chantaient fièrement ta musique, que tu dansais magistralement en avançant dans la direction contraire en orbite autour de la terre.

Oui je l'avoue, il m'arriva d'enregistrer, bien mal guidé par ma sœur, par-dessus ta cassette Thriller en l'enveloppant de ruban gommé, pour ensuite substituer son contenu par mes folies d'enfant. Puis les années et les couleurs ont passé, je t'ai vu changer, j'ai ri de toi dans un party où je n'étais pas invité, parce que c'était normal et que je voulais m'intégrer.

Mais un jour j'ai compris ta souffrance et ton besoin de retrouver ton enfance, ton désir de renier tes appartenances et renouer avec une partie de vie envolée. J'ai compris.

Les mutilations publiques et les aberrations
Les apparitions sporadiques et les lacérations
Une souffrance trop intense pour la dissimuler
Et un talent trop immense pour un enfant blessé

Maintenant que tu n'es plus et que tu engraisses les gras choux de certains dividus, j'empoigne vigoureusement ma virilité de façon solidaire et lentement, de mon pas lunaire, je suivrai les tiens jusqu'au trépas, de façon singulière, en m'inclinant tout bas.


Bye Bye Mike
À+

jeudi 25 juin 2009

Le dernier refuge

Il existe quelque part un endroit indolore
Un asile impassible aux envers de la vie
Incolore et inerte aux abords de la mort
Qui, remplie de mépris, me guette et m'épie

samedi 13 juin 2009

Mais...


Mais...

dimanche 7 juin 2009

La mort grise


Le front galbé de sueurs excessives et les doigts d'empoignasses subtiles, je rognais malgré moi mes dernières volontés sur son buste généreux. J'envaginais tendrement son corps voluptueux en lobant ses oreilles de salives éternelles. Des mains partout qu'on aurait dit qu'elles étaient seize, mais elles n'étaient pourtant que quatre, mais multipliaient leur efficacité en se fendant en autant. Le son de la chair qui brûle au contact de la chair de l'autre, le crépitement savoureux des amants qui se cambrent en se griffant des doigts, le dernier salut de l'appel de la peau, la fluidité des mouvements et des fluides émouvants ponctuaient ce moment rempli d'éternité. N'étant plus trop habitué à ces cabrioles nocturnes de haute voltige, mon coeur s'emporta et m'emporta avec lui en palpitant de façon erratique, tout juste avant que mes orteils ne se redressent pour l'ultime frisson.

 Lorsque je rendis l'âme, elle continua pendant de longues minutes à me chevaucher, les yeux au ciel, en transe. Jamais elle n'aurait pu s'imaginer être en train de copuler avec un macchabée. Car même si mon coeur avait cessé de fonctionner, une partie de mon corps avait déjà monopolisé en ses vaisseaux, le fruit de ses dernières pulsations. Jamais de mon vivant mon corps n'eût donné autant de plaisir que lors de ces dernières minutes où la vie l'avait quitté sans préavis. Ses mains appuyées sur mon torse, elle donna le coup de rein ultime, puis s'effondra violemment sur moi me ramenant par le fait même à la vie. À peine eus-je pu souffler, que mes orteils se recroquevillèrent aussitôt et un orgasme violent de l'au-delà transperça mon corps puis le sien se traduisant par une éjaculation aussi explosive que volumineuse. Exténués, nous roulâmes chacun sur le côté en mordant nos lèvres respectives. Je savais dès lors que pour le restant de mes jours, je serais à la recherche de cette même sensation divine chaque minute de ma vie et que même si je dois y laisser ma peau, j'attendrai dans un état d'éternelle insatisfaction, l'instant où je pourrai à nouveau mourir en elle.

vendredi 22 mai 2009

vieille branche

Mes racines usées sur un saule esseulé
Sur le sol isolées cherchent en vain une source
Une souche séchée sous un tapis de mousse
Une souche laquée sous laquelle me soûler

Un arbre analogique qui porte en lui la sève
De mes veines qui se tranchent en billots sanguinaires
Et de sa cime assassine je vois ma vie qui s'achève
Pour me pendre à ses branches et mourir trentenaire

Puis retourner à la terre mes cendres et mon désespoir
Ne laissant que poèmes étranges à l'intérieur d'une bouteille noire

lundi 18 mai 2009

Muses et Musique

La musique m'inspire mes mots et mes syllabes
Quand mes muses s'épuisent, ne sont plus fécondables
Elles perdent leurs couleurs pour se pendre à leurs cous
Et lorsqu'elles se suicident n'inspirent plus rien du tout

Le ventre d'une chèvre

Quand mes grands ouragans, tes violentes tempêtes
Détruisaient notre amour au milieu du désert
Méprisaient tour à tour mon âme et puis ta mère
Je te couvrais de coups dans mes volantes chimères

dimanche 17 mai 2009

La Zique

Les lasers dans mes yeux ont fait fondre le feu
Qui se trouvait derrière d'où émanait la lumière
Ils ont tué la beauté ce qu'il restait de bleu
Ce qu'il restait de beau sous mes bouteilles de verre

On peut tuer un homme en lui coupant les yeux
Pour lui voler son âme et sa partie de Dieu
Les lasers qui lacèrent qui lui serrent l'iris
Accentuent l'appel du père pour que le rejoigne son fils

Mes paupières se reposent, se posent, se superposent
Elles peaufinent leurs peaux fines sur mes globes oculaires
Elles ont mal et elles glandent sur mes glandes lacrymales
Qui cessent de fonctionner venu le temps de pleurer

samedi 16 mai 2009

Coup de barre

Mon fusil d'épaule, mon huile et mon cap
Changements anodins pour ne pas devenir
Une épave qui échoue et s'échoue et c'est tout
Sur un autre visage loin de ton rivage

Le capitaine a parlé
Le matelot s'est trompé
De quai, de vie, de village
Sur son matelas détrempé